Au cours de la dernière année, à titre de membre de la Commission de services policiers d’Ottawa, j’ai eu le privilège de contribuer à d’importants progrès dans la mise en œuvre d’une réforme et d’innombrables nouvelles méthodes opérationnelles visant à venir en aide aux personnes en crise. Il s’agit notamment de modifier notre façon de traiter les personnes qui ont des problèmes de santé mentale et de reconnaître de manière officielle l’incidence de l’origine ethnique dans nos interactions.

J’ai pu constater que le Service de police d’Ottawa affiche une nouvelle ouverture et une nouvelle volonté de régler les problèmes, et que les membres des différents échelons veulent discuter de ces questions en toute franchise.

Depuis qu’il a été nommé au Service de police d’Ottawa il y a un an et demi, le chef Peter Sloly – avec l’aide de son équipe – a joué un rôle essentiel dans le rétablissement d’une relation de confiance avec les communautés racisées, un travail qui commence au sein du Service lui-même. En effet, je constate avec fierté que ce vif souci de diversité se reflète dans la récente cohorte de 96 recrues, qui compte 32 femmes, 31 hommes racisés et 3 personnes autochtones.

Le chef Sloly a également rétabli le programme de surveillance policière dans les quartiers, grâce auquel les agents peuvent nouer des liens constructifs et durables avec les résidents et les partenaires communautaires dans les milieux à risque.

En 2019, trois équipes de ressources de quartier ont été déployées dans Vanier-Overbrook, Heron Gate-Ottawa-Sud, et Carlington-Caldwell. Vu leur succès, le programme a été élargi à trois autres quartiers l’année dernière : marché By-Basse-Ville en mai et centre-ville et Bayshore à l’automne. Avec ce modèle, pendant au moins deux ans, les agents interviennent uniquement dans le quartier qui leur est assigné, où ils collaborent avec les résidents, les écoles, les organismes à but non lucratif, les associations professionnelles et le personnel de la Ville pour mieux comprendre les problèmes socioéconomiques qui sous-tendent la criminalité et les combattre.

Ces programmes reposent sur une intervention adaptée en santé mentale et une formation sur le racisme envers les Noirs et les Autochtones. À la réunion de la Commission de services policiers d’Ottawa de janvier, le chef Sloly a fait part de son intention de consulter les gens du milieu pour savoir comment le Service de police d’Ottawa peut mieux assurer la sécurité et le bien-être des résidents qui ont des problèmes de santé mentale, entre autres lorsque les agents interviennent en cas de crise.

J’appuie le chef Sloly dans son travail de réforme du Service de police d’Ottawa. C’est en restant déterminés et inébranlables dans notre démarche que nous pourrons créer un service inclusif et réactif qui saura mieux répondre aux besoins de tous les résidents.