Propos du maire sur le budget de 2017

En juin dernier, le Conseil m’a demandé de travailler avec notre nouveau directeur municipal, Steve Kanellakos, à l’élaboration d’un budget qui garderait la Ville sur la voie de la prudence fiscale.

Je suis donc ravi d’annoncer que nous présentons, pour 2017, un budget équilibré qui préparera aussi la voie à l’équilibre budgétaire en 2018.

Le budget préliminaire de 2017 tient compte des commentaires exprimés par les résidents au cours du processus de consultation budgétaire.

Selon ces commentaires, les résidents veulent voir progresser un certain nombre de dossiers, dont :

  • une Ville abordable pour tous les résidents d’Ottawa;
  • une Ville bienveillante dont les atouts et les ressources contribuent à la réussite des résidents;
  • une Ville durable où le transport en commun et la mobilité active sont les piliers sur lesquels repose notre qualité de vie actuelle et future;
  • une Ville qui redonne une place centrale aux services municipaux de première ligne sur lesquels les résidents comptent;
  • une Ville prospère et dynamique où les arts, la culture et les festivals jouent un rôle de premier plan dans la diversification de l’économie de notre région, surtout à l’approche de 2017;
  • une Ville dotée d’un plan d’investissement pour l’innovation et l’inclusion.

Bien que nous nous réjouissions à l’idée de poursuivre les discussions sur le budget, je suis satisfait du niveau de participation à la consultation publique à ce jour.

En septembre et en octobre, il y a eu six séances de consultation multiquartier animées par des conseillers, ainsi que deux séances dans des quartiers individuels.

La Ville a déjà reçu des commentaires relatifs au budget de la part de résidents, de partenaires clés et d’intervenants par la voie des consultations animées par des conseillers, de l’outil de planification budgétaire affichée sur ottawa.ca, des médias sociaux, de la ligne 3-1-1 et du courrier électronique, à l’adresse budget@ottawa.ca.

Au 3 novembre, l’outil de planification budgétaire avait enregistré 1419 visites, dont 245 réponses. Je remercie le conseiller Tim Tierney d’avoir introduit ce nouvel outil d’engagement du public.

Tous les commentaires reçus par les différentes voies ont été réunis et étudiés aux fins de l’élaboration du budget préliminaire de 2017.

Le budget de 2017 contient plusieurs nouvelles mesures visant à promouvoir l’inclusion sociale. Il s’agit d’investissements qui contribueront à l’épanouissement des résidents dès 2017 et au cours des années suivantes.

Ces deux dernières années, nous avons débattu de l’éventualité d’offrir aux résidents à faible revenu un laissez-passer de transport en commun à un prix plus abordable.

Les membres du Conseil et ceux de la Commission du transport en commun ont entendu les demandes voulant que la Ville comble le manque de financement pour aider les résidents qui passent entre les mailles des programmes de soutien existants d’OC Transpo.

Je suis heureux d’annoncer aujourd’hui qu’à la suite d’une étroite collaboration avec le président de la Commission du transport en commun, Stephen Blais, la Ville lancera un laissez-passer pour le transport en commun à l’intention des résidents à faible revenu.

Le laissez-passer régulier pour adultes coûtera 113,75 $ en 2017.

Le nouveau laissez-passer pour résidents à faible revenu coûtera 57 $ par mois, ce qui représente un rabais de 50 % par rapport au coût du laissez-passer mensuel régulier pour adultes.

Ce nouveau laissez-passer se nommera EquiPass.

L’EquiPass permettra à une personne célibataire d’économiser 56 $ par mois, soit 672 $ par année, lui laissant ainsi plus d’argent pour subvenir à ses besoins de base comme la nourriture, les vêtements et le logement.

Une famille de deux personnes utilisant l’EquiPass économisera 112 $ par mois, pour des économies annuelles totales de 1344 $ par année.

On estime que 4 700 usagers à faible revenu utilisant actuellement un laissez-passer mensuel seront admissibles à l’EquiPass.

OC Transpo lancera l’Equipass en avril 2017. Des précisions sur la mise en œuvre du nouveau laissez-passer seront données au début de 2017.

Dans l’histoire de la Ville, cette mesure représente la plus importante augmentation d’aide financière aux résidents à faible revenu en matière de transport en commun.

Je crois fermement qu’il s’agit d’un grand pas vers le genre de Ville que nous souhaitons tous, qui accorde aux résidents à faible revenu une réduction importante sur le tarif mensuel du transport en commun.

Il rendra la Ville encore plus abordable pour les résidents qui cherchent un emploi, les personnes monoparentales, les nouveaux immigrants qui s’installent à Ottawa et les travailleurs en congé provisoire en raison d’une blessure.

Et nous arrivons à réaliser cette mesure tout en maintenant inchangés les tarifs applicables aux autres usagers du transport en commun et en respectant notre engagement concernant le plafonnement des taxes à 2 %.

Le budget de cette année prévoira aussi une réserve de 500 000 $ pour répondre à une demande qui pourrait dépasser nos prévisions.

Après sa mise en oeuvre intégrale, l’EquiPass coûtera à la Ville 2,2 millions de dollars par année.

Le nouveau laissez-passer permettra à un plus grand nombre de résidents d’utiliser notre réseau de transport en commun, et nous sommes prêts à gérer cette croissance attendue.

Vous vous rappelez peut-être que, plus tôt cette année, le Conseil a demandé au gouvernement provincial de contribuer au financement du laissez-passer pour résidents à faible revenu; nous poursuivront nos efforts en ce sens.

Cela dit, étant donné une croissance de l’évaluation supérieure aux prévisions, nous sommes en mesure de lancer le programme et nous le ferons tout en continuant d’encourager le gouvernement provincial à nous aider à accorder une réduction encore plus importante à l’avenir.

Nous pouvons financer le nouvel EquiPass sans avoir à supprimer d’autres laissez-passer à tarif réduit. Par exemple, certains ont proposé d’abolir le laissez-passer pour aînés ou d’augmenter le tarif du laissez-passer pour adultes; je suis absolument contre ces propositions. Notre proposition ne privilégie pas un groupe au détriment d’un autre.

Le budget de 2017 entérine aussi la décision du Conseil visant à supprimer les tarifs majorés du laissez-passer express à compter du 1er janvier 2017, décision qui touche 28 000 usagers du transport en commun. Cela entraînera une réduction des tarifs pour de nombreux résidents de Kanata, de Barrhaven et d’Orléans, qui devaient payer des tarifs majorés pour leurs laissez-passer express. Je tiens à remercier les conseillers des banlieues – Stephen Blais, Allan Hubley, Bob Monette, Marianne Wilkinson, Jan Harder et Michael Qaqish – qui se sont prononcés fermement en faveur de cette question.

Je reviens maintenant à l’importante question de l’amélioration du service aux usagers du transport en commun en vue de l’inauguration, en 2018, de la Ligne de la Confédération.

Nos conseillers des banlieues et des quartiers ruraux nous ont fait savoir que trop de résidents trouvent difficile de faire le trajet domicile-travail ou domicile-école aux heures de pointe parce que leurs autobus sont pleins.

À ce chapitre, le budget de 2017 prévoit deux mesures.

  • En collaboration avec le gouvernement du Canada, nous ferons l’acquisition, pour 18,4 millions de dollars, de 17 nouveaux autobus afin de répondre à la demande accrue.
  • De plus, nous réserverons 1,75 million de dollars dans le budget de base du transport en commun afin de desservir quelque 950 000 nouveaux déplacements-usagers par année.

Les nouveaux circuits des périodes de pointe desserviront les collectivités à forte croissance suivantes :

  • Stittsville / Kanata-Sud
  • Kanata-Nord
  • Barrhaven-Sud
  • Barrhaven et Riverside-Sud
  • Leitrim, Findlay Creek et Blossom Park
  • Basse-Ville et Côte-de-Sable
  • Rockcliffe
  • Orléans, Chapel Hill-Sud et Avalon

Grâce à ces investissements, les usagers du transport en commun des secteurs en croissance pourront plus facilement accéder au centre-ville et en sortir aux heures de pointe.

En fonction dès la fin de 2017 après la livraison des nouveaux autobus, ces nouveaux circuits jetteront les bases nécessaires à la croissance du nombre d’usagers qu’entraîneront la Ligne de la Confédération et l’Étape 2 du train léger.

Ce service élargi appuiera l’investissement de la Ville dans la Ligne de la Confédération en améliorant l’accessibilité au train léger à partir des secteurs achalandés de la ville.

Tout en travaillant à accroître le nombre d’autobus et à améliorer les circuits, nous maintenons le cap en ce qui a trait à notre plan d’abordabilité à long terme.

En raison de l’engagement ferme du Conseil vis-à-vis la Ligne de la Confédération et l’Étape 2 du train léger, les gouvernements provincial et fédéral investissent avec confiance dans l’avenir du transport en commun à Ottawa.

Étant donné le financement assuré par les trois paliers de gouvernement, le budget de 2017 prend en compte les importants travaux de planification et de conception préalables à la construction de l’Étape 2, qui représentent un investissement de 90 millions de dollars, dont 67 millions seront dépensés en 2017.

Les résidents d’Ottawa verront naître le train léger au cours des prochaines années.

Nous travaillons d’arrache-pied pour maintenir la cadence des travaux du prolongement du TLR vers l’ouest, jusqu’à Bayshore et au Collège Algonquin, vers l’est, jusqu’à Trim, et vers le sud, jusqu’à Riverside-Sud et Bowesville, avec un tronçon qui mène aussi à l’aéroport international.

Nous savons tous qu’une ville branchée permettra d’appuyer le succès économique de notre région pour les générations à venir.

Grâce à l’Étape 2, plus de 50 kilomètres seront ajoutés au réseau. Le budget de 2017 prévoit également 3 millions de dollars pour l’évaluation environnementale du train léger entre Bayshore et Kanata, un jalon crucial du futur prolongement vers l’ouest.

J’en profite pour saluer les efforts de revendication  des conseillers de l’ouest – notamment, les conseillers Taylor, Wilkinson, Hubley, Qadri et El-Chantiry – et pour remercier la députée fédérale Karen McCrimmon de nous avoir obtenu le financement fédéral pour cette évaluation environnementale.

Nous continuerons aussi à travailler au prolongement du Transitway Ouest, au coût de 47  millions de dollars, qui facilitera les déplacements des usagers entre la station Bayshore et la promenade Moodie grâce aux nouvelles voies réservées au transport en commun qui épargneront aux autobus la circulation mixte.

Je remercie d’ailleurs tous les membres du Conseil pour le formidable travail d’équipe qui nous a permis de progresser autant en aussi peu de temps.

Ce travail nous a permis d’accomplir davantage en seulement six ans de planification du TLR que ce que nous aurions osé imaginer.

Grâce à la collaboration et à l’engagement des membres du Conseil, nous pouvons nous adresser à nos partenaires provinciaux et fédéraux avec la détermination et l’assurance qui nous animent.

Et nous tâchons chaque jour de mériter et de garder  la confiance des résidents d’Ottawa alors que nous nous engageons dans les investissements les plus importants et les plus transformateurs sur le plan économique que la Ville ait connus.

Mais le transport en commun n’est qu’un des éléments de notre dynamisme et de l’amélioration de notre qualité de vie.

Dans le budget de 2017, le Conseil continue de soutenir fermement la mobilité active.

  • Il prévoit un investissement de plus de 8 millions de dollars dans l’infrastructure cyclable dans le cadre du programme Connectivité des collectivités, du Plan directeur des transports, de l’initiative stratégique en matière de cyclisme et des investissements dans les accotements asphaltés.

Cette mesure ajoutera plus de 38 km au réseau cyclable de la Ville.

  • Le budget de 2017 prévoit aussi l’investissement de 1,5 million de dollars pour la réalisation de projets dans le cadre du Plan de la circulation piétonnière;
  • Plus de 52 millions de dollars pour des projets de mobilité active par le biais du Fonds pour l’infrastructure de transport en commun;
  • 5 millions de dollars pour des projets d’amélioration du réseau de trottoirs à l’échelle de la ville.

Incluant le financement provenant d’autres paliers de gouvernement, 73 millions de dollars seront investis dans le réseau cyclable au cours du présent mandat du Conseil, par rapport aux 27 millions de dollars investis durant le mandat précédent, soit une augmentation de 270 pourcent par rapport au dernier mandat du Conseil. De quoi être fier.

Ce partenariat permet à la Ville de faire avancer d’importants projets qui raccorderont le réseau cyclable actuel à notre réseau de transports en commun.

Je tiens ici à remercier plusieurs conseillers, dont Keith Egli, président du Comité des transports, ainsi que les promoteurs du cyclisme Catherine McKenney, Jeff Leiper, Mathieu Fleury, David Chernushenko et Tobi Nussbaum de leur soutien.

Nous entreprendrons aussi en 2017 la construction de la passerelle de la rue Clegg pour piétons et cyclistes, un projet de 21 millions de dollars.

Ce projet est rendu possible grâce au solide partenariat établi avec le gouvernement du Canada, et nous sommes confiants que le gouvernement de l’Ontario contribuera lui aussi au financement du projet dans un avenir rapproché.

Je remercie la ministre Catherine McKenna d’avoir appuyé cet important projet de liaison communautaire et le conseiller David Chernushenko de son fort soutien.

En plus de permettre d’accéder au parc Lansdowne, la passerelle de la rue Clegg améliorera l’accès aux stations de train léger Hurdman et Lees.

Elle représentera une solution de rechange au pont de la rue Bank, reliera le réseau cyclable du centre-ville au Vieil Ottawa-Est et à la rue Main et facilitera l’accès à la voie cyclable nord-sud du Vieil Ottawa-Sud par l’avenue Riverdale.

J’ai le plaisir d’annoncer que le budget de 2017 prévoit aussi des investissements majeurs ayant trait aux services municipaux essentiels qui importent le plus aux résidents. Le président de la Commission de services policiers d’Ottawa, Eli El-Chantiry, nous a déjà annoncé que 75 nouveaux agents de police s’ajouteront à l’effectif du Service de police d’Ottawa au cours des trois prochaines années, dont 25 agents en 2017.

Le Service paramédic recrutera pour sa part 43 nouveaux fournisseurs de services de première ligne entre 2016 et 2018, le budget de 2017 permettant l’embauche de 24 nouveaux paramédics l’an prochain.

Nous comptons que cette mesure réduira les délais d’intervention, notamment dans les banlieues et quartiers ruraux.

Au cours du processus de consultation, les résidents nous ont aussi indiqué que l’entretien hivernal était pour eux une question importante.

Nous nous rappelons tous que, l’hiver dernier, le personnel des travaux publics a été aux prises avec des événements météorologiques extrêmes qui ont fait tomber un quart des chutes de neige anuelles totales en seulement 18 heures.

Ottawa s’étend sur plus de 90 km d’ouest en est et possède l’un des plus importants réseaux de transports municipaux du Canada.

Pour faire face aux défis que cela représente, le budget de 2017 augmente de 4,5 millions de dollars le budget de base de l’entretien hivernal, pour une augmentation globale de 9 millions de dollars au cours des deux dernières années.

L’entretien des routes ne touche pas que la qualité de vie des usagers de la route et du transport en commun; il est essentiel à notre prospérité économique à long terme.

Le budget de 2017 prévoit en outre 23 millions de dollars pour la réalisation de travaux d’amélioration des routes rurales. La Ville pourra ainsi réparer ou réasphalter plus de 110 kilomètres de routes rurales en 2017.

Cette somme comprend le financement de contrepartie de 2 millions de dollars du gouvernement fédéral destiné à des installations visant à rendre plus sûres les voies cyclables en zones rurales.

Je remercie les conseillers des secteurs ruraux, Scott Moffatt, Stephen Blais, Eli El-Chantiry et George Darouze d’avoir défendu cette cause.

Le financement à l’échelle de la ville des actifs financés par les taxes (routes, structures, bâtiments et parcs) continue d’augmenter conformément à la directive du Conseil relativement à la gestion générale des actifs (de 79 millions de dollars en 2015 à 97 millions de dollars en 2016 et 104 millions de dollars en 2017).

Le budget de 2017 ajoute aussi 1 million de dollars sur deux ans à notre programme de réfection des routes rurales, ce qui nous permettra de réparer un plus grand nombre de routes dans nos quatre quartiers ruraux.

Au total, la Ville prévoit que 1,1 milliard de dollars sera dépensé en projets d’immobilisations ou de constructions municipales en 2017. Pour chaque milliard de dollars investi dans de nouvelles infrastructures, 10 000 années-personnes d’emploi, y compris 5 500 nouveaux emplois dans le secteur de la construction sont créés dans l’économie locale. Ce niveau d’investissement en immobilisations fournit un soutien immédiat et fort à l’économie locale et favorisera la croissance, protégera les emplois et renforcera la confiance des ménages et des entreprises.

Les résidents, dont les dizaines de milliers de familles qui fréquentent chaque semaine les parcs et installations de loisirs de la Ville, ont aussi exprimé haut et fort qu’ils considèrent l’accès à des installations de qualité comme un service municipal essentiel.

Le budget de 2017 augmente l’investissement sur quatre ans dans le renouvellement des immobilisations que sont les parcs et installations de loisirs, le faisant passer de 6 millions de dollars au dernier mandat à 16,5 millions de dollars.

Des fonds sont également prévus pour les projets liés à la croissance financés à même les frais de développement qui permettront d’améliorer les installations de la Ville, de la construction du Centre récréatif François-Dupuis à l’ajout de nouvelles installations, dont la patinoire extérieure couverte du Complexe récréatif Canterbury, le planchodrome et parc de BMX à Greely ainsi que le Complexe récréatif de Riverside-Sud.

Dans le but d’attirer davantage de visiteurs et d’entreprises dans notre ville après 2017, nous chercherons à obtenir la tenue de grands événements nationaux et internationaux.

Le printemps dernier, le conseiller Jean Cloutier et moi avons animé un sommet sur le tourisme afin de repérer les occasions de poursuivre sur notre lancée au cours des prochaines années.

À cette fin, le budget de 2017 prévoit l’affectation de sommes à l’appui de la candidature d’Ottawa comme hôte des Jeux d’été du Canada de 2021, projet piloté par notre commissaire aux sports Jody Mitic.

Cet événement pourrait représenter un autre 2017, et, si nous les remportions, les gouvernements provincial et fédéral nous verseraient des fonds grâce auxquels nous pourrions rénover notre infrastructure sportive vieillissante tout en nous préparant à accueillir des dizaines de milliers de visiteurs en juillet et en août 2021.

Je prends ici quelques instants pour expliquer en quoi le budget de 2017 appuiera la transformation économique de notre Ville.

De plus en plus, Ottawa fait la promotion de la qualité de vie qu’elle offre et se présente comme un pôle d’attraction où l’on vient pour profiter de tout ce que nous avons à offrir.

Le budget de 2017 investira dans le 150e du Canada, nous permettant de célébrer notre fierté d’habiter la ville meilleure ville au sein du meilleur pays.

Je ne vous apprends rien en affirmant qu’Ottawa est véritablement la meilleure des villes où élever une famille, travailler, investir ou tout simplement visiter.

L’année prochaine, les regards du monde entier se tourneront vers nous alors que nous fêtons 2017, et nos célébrations se traduiront par des avantages économiques durables pour notre ville.

Vu ce que nous avons planifié, nous nous attendons à ce que le tourisme augmente de 20 % en 2017, ce qui se traduira par 1,75 million de visiteurs de plus qu’à l’habitude.

Cette hausse profitera grandement à nos secteurs de l’hôtellerie et du commerce de détail.

Pour chaque dollar d’investissement budgétaire envers le 150e anniversaire de notre pays, certains de nos partenaires verseront plus de quatre dollars.

C’est ce que j’estime être une très bonne affaire pour les contribuables d’Ottawa, une affaire qui créera des emplois, remplira les hôtels et les restaurants et transformera à jamais le regard que nous posons sur nous-mêmes et sur notre ville.

Cet investissement s’inscrit dans la vision plus audacieuse et plus énergique que nous avons de l’avenir de notre Ville et dans la solide vision que nous avons de nous-mêmes.

Ottawa n’est plus une ville ennuyeuse où les restaurants ferment peu après le souper.

Elle s’est transformée en une ville que les gens adorent visiter, dans laquelle ils s’attardent pour profiter de la vitalité du centre-ville, parce qu’il y a maintenant d’innombrables choses à voir et à faire à Ottawa.

Nous serons toujours fiers d’abriter le siège du gouvernement fédéral du Canada, mais nous ne devons pas pour autant nous résigner à ce que notre économie reste dans l’ombre de la Tour de la Paix.

Pendant de trop nombreuses années, nous avons cru que le gouvernement fédéral resterait notre seul moteur de prospérité économique.

Des dizaines de milliers d’entrepreneurs et d’innovateurs sont installés à Ottawa.

En 2017, nous ouvrirons officiellement notre Centre de l’innovation aux cours Bayview, qui sera une vitrine sur ce que notre ville a de mieux à offrir; un lieu où seront créés nos emplois de demain.

Beaucoup évoluent dans le domaine de la haute technologie, beaucoup d’autres, dans la fonction publique, et encore d’autres font tourner les secteurs de l’hôtellerie et des services.

Et d’autres encore travaillent dans les réseaux de plus en plus dynamiques des arts, de la culture, du patrimoine et des festivals.

En collaboration avec nos partenaires à Ottawa 2017, nous sommes parvenus à créer deux fonds spéciaux pour contribuer au développement et à la croissance de talents et d’événéments locaux à travers ces célébrations.

En partenariat avec Ottawa 2017, un financement de 500 000 dollars sera accordé pour deux nouvelles initiatives. Le premier des deux fonds de 250 000 dollars soutiendra le marketing et la croissance de nos festivals à long terme, tandis que le second fonds de 250 000 dollars contribuera à la réalisation de fascinants projets artistiques, culturels et patrimoniaux choisis par la collectivité.

Les communautés artistiques ont sollicité notre appui, et nous les avons entendues.

Ainsi, nous sommes fiers de nous associer aux organismes festivaliers et artistiques locaux afin de faire de 2017 une année que nos résidents et visiteurs n’oublieront pas de sitôt.

Il n’y a aucun doute que 2017 sera une année formidable pour notre communauté artistique.

Depuis plus de 30 ans, Peter Honeywell, figure du monde artistique local, et des milliers d’artistes et d’amoureux des arts travaillent à la concrétisation d’une nouvelle galerie d’art municipale et d’un nouveau carrefour des arts.

C’est avec fierté qu’en 2017 nous assisterons à l’inauguration de la nouvelle Galerie d’art d’Ottawa, qui sera environ trois fois plus grande que maintenant.

Dès l’ouverture de la nouvelle Galerie, à l’automne 2017, résidents et visiteurs pourront admirer de nombreux trésors cachés, parmi lesquels les oeuvres de la Collection Firestone.

L’année suivante, nous inaugurerons la Cour des arts réaménagée, de même que le nouveau théâtre de style boîte noire conçu en partenariat avec l’Université d’Ottawa.

Le projet d’agrandissement de la Galerie d’art d’Ottawa et de réaménagement de la Cour des arts représente un investissement public-privé de plus de 100 millions de dollars.

Le volet public, qui se chiffre à 38,8 millions de dollars, est financé par la Ville d’Ottawa, la province de l’Ontario et d’autre partenaires, notamment la Galerie d’art d’Ottawa et l’Université d’Ottawa. La Ville investit plus de 17,67 millions de dollars tirés du fonds de réserve de la ville.  La province de l’Ontario a investi 7,3 millions de dollars.

J’espère que nous aurons bientôt des nouvelles du gouvernement du Canada relativement à notre demande de financement fédéral pour le projet de la Cour des arts, ce qui nous permettrait de le faire progresser encore davantage.

Il y aura tant à faire et à voir à Ottawa en 2017 que certains craignent que 2018 ne ressemble à un vilain « lendemain de veille ».

Bien entendu, nous ne pourrons pas reproduire la fièvre de 2017 – une effervescence que nous ne revivrons peut-être pas de notre vivant.

Nous pouvons cependant investir de manière assez judicieuse pour permettre à nos secteurs des arts et de la culture de continuer à profiter, en 2018 et après, de l’élan créé en 2017.

C’est pourquoi je suis ravi d’annoncer que le budget de 2017 affectera 150 000 $ à titre de financement de base à la mise sur pied du Fonds d’impulsion des arts, qui vise à assurer que nous continuons, pendant les années à venir, à présenter et à promouvoir nos meilleurs talents, non seulement à l’échelle locale, mais aussi sur les scènes provinciale, nationale et internationale.

Ce fonds servira à faire ressortir le meilleur des secteurs artistique, culturel, patrimonial et festivalier d’Ottawa.

Notre collectivité est prête à briller sur la scène internationale.

Les subventions versées à même le Fonds d’impulsion des arts seront octroyées par des leaders communautaires locaux – non par des fonctionnaires municipaux – suivant le modèle du financement en partenariat des arts, de la culture, du patrimoine et des festivals utilisé pour Ottawa 2017.

Étant donné la longue échéance de ce but, je propose, pour 2018, le même financement de base de 150 000 $ par le biais du nouveau Fonds d’impulsion des arts.

Moyennant l’appui du Conseil, le Fonds d’impulsion des arts accordera au total 300 000 $ par année en nouveau financement de base pour le secteur des arts d’ici la fin de l’exercice fiscal 2018, un investissement que nous récupérerons rapidement grâce au tourisme et à l’activité économique accrus à Ottawa.

Cela s’ajoute à l’augmentation proposée de 1,5 %, soit 145 000 dollars $, pour le financement de base des arts en 2017.

Sous le leadership du conseiller Tim Tierney, président du conseil d’administration de la Bibliothèque publique d’Ottawa, le budget 2017 comprend également un financement de 2 millions de dollars qui nous permettra de poursuivre l’important travail de planification de notre nouvelle bibliothèque centrale.

Ottawa travaille de concert avec des organismes communautaires qu’elle considère comme de précieux partenaires dans la prestation de services fondamentaux aux résidents de l’ensemble de la ville.

Bien que notre ville soit plutôt aisée, bon nombre de ses membres connaissent, à un moment ou à un autre, des difficultés à satisfaire à leurs besoins les plus fondamentaux.

Voilà pourquoi nous accordons 22 millions de dollars à 94 organismes administrant des centaines de programmes essentiels à l’échelle de la ville. Ce financement est bonifié par des sommes provenant d’autres sources, notamment des dons et des subventions versées par d’autres paliers de gouvernement.

Grâce aux activités de ces organismes, la Ville peut compter sur le travail de plus de 23 000 bénévoles.

Chaque année, ces programmes et services communautaires cruciaux viennent en aide à des centaines de milliers de résidents.

Des fournisseurs de services communautaires nous indiquent que les besoins non satisfaits des familles et des personnes augmentent à cause de la croissance rapide de notre ville.

C’est pourquoi le budget préliminaire de 2017 comprend une augmentation de 610 000 dollars de financement de base pour les 94 organismes qui assurent ces services vitaux. Les 110 000 dollars visent à augmenter la provision inflationniste de 1,5 % à 2 % et 500 000 $ pour aider les organismes financés à soutenir les services tout en faisant face à des pressions et des besoins croissants.

Le financement additionnel permettra d’aider les gens dans le besoin en leur fournissant des choses que nous tenons souvent pour acquises, comme un repas chaud, l’accès à une buanderie ou à une cabine de douche, un lieu sûr où échapper à la violence ou tout simplement des vêtements tels que mitaines, chapeaux et foulards.

Il soutiendra également les organismes qui offrent des services de référence en soins de santé et d’intervention sur le terrain, du counseling, des services d’emploi et de l’aide en matière de santé mentale.

À ces fonds s’ajoutent les 16 millions de dollars que nous versons annuellement pour appuyer le plan décennal de logement et de lutte contre l’itinérance, ainsi que la modernisation des services de garde d’enfants et la réforme de l’assistance sociale.

Je tiens à remercier tout particulièrement le conseiller Mark Taylor, notre agent de liaison en matière de logement et d’itinérance, le conseiller Qaqish, notre agent de liaison spécial pour les réfugiés, de leur campagne acharnée afin d’obtenir ces fonds additionnels.

Ottawa bénéficiera aussi des récents programmes de financement en matière de logement des gouvernements fédéral et provincial.

Plus précisément, Ottawa a reçu du gouvernement fédéral 2,8 millions de dollars dans le cadre de la Stratégie des partenariats de lutte contre l’itinérance, 16 millions de dollars pour la rénovation des logements sociaux, et 19 millions du Programme d’investissements dans les logements sociaux.

Par le biais de nouveaux programmes provinciaux, Ottawa a reçu 12 millions de dollars pour la rénovation et la modernisation des logements sociaux et presque 4 millions de dollars pour la réalisation d’un projet pilote d’aide aux victimes de violence familiale.

Nous travaillerons aussi à la réduction de l’itinérance chez les jeunes au moyen de suppléments au loyer et de soutien aux personnes sans emploi.

La semaine dernière, le gouvernement de l’Ontario annonçait qu’il verserait à Ottawa 38 millions de dollars de plus dans le cadre de l’Initiative de prévention de l’itinérance dans les collectivités en 2019-2020.

Ottawa a fait preuve de leadership local en matière de logement et d’itinérance en établissant de solides partenariats et en mettant en œuvre des mesures progressistes.

Nous sommes en mesure de développer de nouvelles possibilités de financement qui pourraient être mises en œuvre dans le cadre de la phase deux du Programme fédéral d’infrastructures sociales.

Le budget de 2017 permettra aussi à Ottawa d’agir sur le plan de l’environnement.

La Ville s’est fixé des cibles afin de réduire la consommation d’électricité de 6 % et la consommation de gaz naturel de 15 % d’ici 2020.

À cette fin, la Ville appuie Évolution énergétique, un plan communautaire pour transformer Ottawa en ville dynamique alimentée par de l’énergie propre. Évolution énergétique compte plus de 80 partenaires communautaires, dont la Ville d’Ottawa, Hydro Ottawa, Enbridge, ÉcoDistrict, Écologie Ottawa, le Musée national des sciences et de la technologie et la Chambre de commerce d’Ottawa.

Évolution énergétique – auparavant appelé Stratégie d’énergie renouvelable – représente une priorité du mandat du Conseil visant à accroître la conservation de l’énergie, l’efficacité énergétique et à appuyer  les sources d’énergie renouvelable à Ottawa, y compris la production d’énergie solaire et éolienne.

Le budget de 2017 prévoit le versement de 300 000 dollars en financement stratégique qui servira à développer des initiatives d’intervenants existantes et à attirer des investissements provinciaux et fédéraux liés au changement climatique et attendus en 2017 et en 2018.

Voici deux exemples de projets précis :

  • La mise en œuvre d’un plan de récupération de la chaleur à l’hôtel de ville, qui retirerait la chaleur excédentaire produite par le centre de données et la Patinoire des rêves et la réintroduirait dans l’édifice.
  • La réalisation d’un programme de financement communautaire visant l’amélioration énergétique complète d’un immeuble à logements communautaires multiples d’Ottawa.

Ce ne sont là que quelques exemples de partenariats possibles qui seront réalisables grâce à la stratégie Évolution énergétique. Les projets éventuels seront confirmés dans le rapport d’étape présenté au Comité de l’environnement au début de 2017 sous la direction du conseiller Chernushenko.

La deuxième grande initiative environnementale que financera le budget de 2017 est le projet du couvert forestier urbain.

En plus de diminuer l’effet d’îlot de chaleur durant les chauds mois d’été, un couvert forestier urbain en santé absorbe les odeurs et les gaz polluants et capte les particules indésirables contenues dans l’air que nous respirons.

Le projet du couvert forestier urbain nous fournira des outils qui orienteront nos décisions et nous permettront d’optimiser les ressources investies dans les arbres de la Ville.

En surveillant nos arbres et en rapportant nos observations, nous pourrons prendre des décisions mieux éclairées afin de protéger et de développer notre couvert forestier urbain.

En 2017, la Ville prévoit planter 125 000 nouveaux arbres, enrichissant ainsi le couvert forestier des secteurs urbains, suburbains et ruraux.

Ces arbres serviront aussi au reboisement des secteurs ravagés par l’agrile du frêne.

Nous verserons également une contribution unique de 200 000 $ au Fonds d’acquisition de terres écologiquement vulnérables.

De plus, la Ville soulignera 2017 au moyen du projet Érablières 150, qui réalisera la plantation de 150 érables canadiens, en guise de témoignage vivant de nos célébrations, dans chaque quartier.

D’autres investissements comprennent les projets de prolongement du train léger, la Stratégie de gestion de la demande en transport pour les gens qui travaillent dans la région de la capitale nationale et, bien sûr, la suite de la conception de quartiers durables où les résidents ont le choix entre plusieurs modes de transport, y compris des routes de transport actif sécuritaires.

Je félicite la conseillère Jan Harder de son excellent travail dans ce dossier.

Hydro Ottawa, notre principal partenaire en matière d’initiatives environnementales, est le plus important producteur municipal d’énergie verte de l’Ontario. Il produit en effet suffisamment d’énergie renouvelable pour alimenter 62 000 maisons par année.

En partenariat avec Énergie Ottawa, la conversion aux DEL des lampadaires se poursuivra à l’échelle de la ville.

Cette conversion réduira la consommation d’électricité de la Ville en matière d’éclairage des rues de 50 % et ses frais annuels d’électricité.

Une fois le projet terminé, quelque 58 000 lampadaires auront été convertis aux DEL.

Récemment, les gouvernements fédéral et provincial ont fait des investissements excitants au chapitre des infrastructures et des services municipaux.

En plus du fonds de la taxe fédérale sur l’essence, les gouvernements fédéral et provincial ont annoncé le financement de nouveaux programmes touchant le transport en commun, la gestion de l’eau et des eaux usées, ainsi que le logement.

Ces fonds permettent à la Ville de poursuivre l’exécution des plans à long terme du Conseil et de gérer un certain nombre de besoins prioritaires.

À ce jour, Ottawa a reçu l’assurance de se voir consentir 311 millions de dollars pour des projets nouveaux ou améliorés de transport en commun, 115 millions de dollars pour des projets de gestion de l’eau et des eaux usées et 35 millions de dollars pour des projets de logements sociaux abordables, lesquels doivent tous être achevés en grande partie d’ici la fin de 2018.

Ces fonds s’ajoutent à la somme de plus de 1 milliard de dollars que la province nous a consentie en juin 2016 pour l’Étape 2 du train léger et les prolongements vers le chemin Trim et l’aéroport.

Comme vous le savez, le Conseil entretient des relations officielles avec de nombreux partenaires communautaires et groupes d’intervenants, comme l’Alliance pour mettre fin à l’itinérance, les Centres de ressources et de santé communautaires, le Conseil des arts et le Groupe consultatif autochtone, pour n’en nommer que quelques-uns.

Parce que nous tenons à planifier à long terme et à renforcer nos partenariats, Ottawa est en mesure de répondre rapidement aux appels de projets des gouvernements fédéral et provincial.

Pour l’horizon 2017-2018, les fonds fédéraux et provinciaux permettent de lancer d’importants et très nécessaires travaux d’infrastructure de transport en commun avant la date prévue, dont 1,5 million de dollars pour de nouveaux réseaux de trottoirs améliorant l’accès au transport en commun, 3,5 millions de dollars pour la réfection de trottoirs, 4,3 millions de dollars pour la réfection de sentiers polyvalents, 30 millions de dollars pour la gestion de la demande en transport et les déviations d’autobus durant les travaux du train léger, pour ne nommer que ceux-là.

Le budget de 2017 illustre ce que le travail d’équipe et l’établissement d’objectifs clairs permettent à la Ville d’accomplir.

L’équilibre que nous avons atteint me remplit de fierté.

Et je suis enchanté par la collaboration dont l’équipe de la Ville a fait preuve au cours de l’élaboration de ce budget.

Cette année, nous avons aussi constaté un esprit de coopération renouvelé avec nos intervenants et les différents paliers de gouvernement.

En travaillant ensemble, nous avons réussi à harmoniser les mandats afin d’obtenir des résultats pour les résidents et d’investir dans l’infrastructure sociale et physique de notre ville.

Ces investissements ont été conçus dans un but d’inclusion de tous les résidents.

Nous avons mis notre directeur municipal Steve Kanellakos au défi de livrer un budget équilibré pour la durée du mandat restant.

La nouvelle équipe de direction ainsi que nos très compétentes directrice générale des Services organisationnels et trésorière municipale, Marian Simulik, et trésorière municipale adjointe, Isabelle Jasmin, ont travaillé avec diligence à la recherche du financement nécessaire à nos priorités.

Je vous remercie, Steve, Marian et Isabelle, ainsi que vos équipes, pour tous vos efforts et les dizaines de réunions sur le budget 2017.

Je m’en voudrais de ne pas profiter de l’occasion pour remercier toute l’équipe des Services organisationnels pour sa production d’un budget équilibré.

Steve, je tiens à vous remercier personnellement pour votre travail et votre leadership, qui nous ont permis d’équilibrer le budget de la Ville, et pour les décisions difficiles que vous avez prises de manière ouverte et responsable.

Vous avez réussi à réaliser les économies requises en touchant moins de 1 % du personnel de la Ville.

Le redressement budgétaire que votre équipe a accompli permet au Conseil et à la Ville de réinvestir dans les services municipaux essentiels qui importent le plus aux résidents d’Ottawa.

Et vous avez respecté la directive du Conseil voulant que vous atteigniez l’équilibre budgétaire en respectant le plafonnement des taxes à 2 % à l’échelle de la ville.

J’aimerais prendre quelques minutes pour expliquer ce que cela signifie pour les résidents d’Ottawa.

Le terme ville abordable n’est pas un slogan.

Des milliers de résidents d’Ottawa doivent déployer des efforts au quotidien pour vivre selon leurs moyens.

À Ottawa, 293 065 personnes ou familles reçoivent une facture de taxes municipales.

Je connais peu de personnes capables de régler leur facture de taxes en deux paiements forfaitaires.

La plupart des gens acquittent leur facture en plusieurs versements ou à même leur remboursement hypothécaire.

Nous savons tous que la Ville d’Ottawa n’a pas d’emprise sur les augmentations d’impôt des autres paliers de gouvernement ou sur le taux d’inflation, mais le principal élément sur lequel nous avons une emprise directe, ce sont les taxes foncières.

Voilà pourquoi je suis très fier que le présent Conseil ait fixé un plafond de 2 % et le respecte.

Je suis fier que nous tenions notre promesse sur la question des taxes parce que, dans notre ville, des dizaines de milliers de personnes âgées vivent d’un revenu fixe, et nous ne voulons surtout pas entendre parler d’un aîné expulsé de son domicile faute de moyens de régler sa facture de taxes foncières trop élevée.

Je suis fier aussi que nous tenions notre promesse parce qu’il y a des milliers d’autres personnes – de jeunes propriétaires qui commencent dans la vie –qui sont durement frappées par l’évaluation de la valeur marchande de la SEFM, qui impose déjà une hausse de taxes considérable dans plusieurs quartiers d’Ottawa, comme Kitchissippi, Rideau-Gouldbourn, Capitale, Stittsville et Kanata-Nord.

De fait, le quartier le plus durement touché est Kitchissippi, où la hausse moyenne déterminée par la SEFM dépasse les 7 %.

Le budget de 2017 démontre que nous pouvons avoir une Ville abordable pour tous, tout en investissant dans ce qui importe le plus à nos résidents.

Nous démontrons que nous POUVONS et ALLONS atteindre un équilibre entre les exigences concurrentes nécessaires pour bâtir une ville à la fois abordable et bienveillante.

Je tiens à remercier tous les membres du Conseil qui ont alimenté le processus budgétaire de 2017 de leurs idées et de celles, nombreuses, des résidents de leur quartier.

J’adresse aussi mes remerciements à tous les présidents et membres des comités pour leur apport à ce jour et le travail budgétaire qui les attend au sein de leurs comités respectifs.

Votre leadership s’est révélé déterminant dans l’élaboration de ce budget préliminaire de 2017.

J’aimerais rappeler à tous les conseillers les raisons pour lesquelles je tiens tant à un budget raisonnable et à une ville abordable.

De nombreux conseillers ont fait campagne en prônant des taxes égales ou inférieures au taux d’inflation.

Le taux d’inflation actuel est de 1,3 %.

Ce que je propose est un compromis raisonnable entre un taux de taxation sans plafonnement et un taux inférieur à 2 %.

Enfin, je remercie l’équipe du Bureau du maire d’avoir travaillé en étroite collaboration avec notre directeur municipal à l’élaboration du budget de 2017.

Les budgets portent et continueront de porter sur la priorisation des enjeux. C’est à propos d’être franc avec les contribuables et  de ne pas essayer de plaire à tous. Les budgets concernent le genre de ville que nous souhaitons avoir; une ville qui est attentionnée et progressiste, tout en étant abordable.

Je crois que le budget 2017 atteint ces objectifs et j’ai hâte aux consultations publiques en cours et à vos commentaires alors que nous entamons le processus budgétaire.

Merci.