Je souhaiterais formuler quelques observations sur les événements tragiques qui se sont produits aux États-Unis.

Le meurtre de George Floyd a ébranlé, fâché, blessé et dégoûté de nombreux Ottaviens et Canadiens.

Comme plusieurs autres, j’ai eu beaucoup de difficulté à regarder le meurtre de George Floyd.

Voir George Floyd dire « JE NE PEUX PAS RESPIRER » et implorer l’aide de sa mère, alors que la vie quittait son corps, est intolérable pour la plupart d’entre nous.

Après sa mort insensée, la violence a éclaté un peu partout aux États-Unis.

Les dizaines de milliers de manifestants que nous voyons dans les rues aux États-Unis, ici au Canada et dans le monde entier, prennent position et font preuve de solidarité – et nous devons tous être solidaires.

Et bien que la mort de M. Floyd ait attiré l’attention sur les États-Unis, nous savons qu’en tant que pays, nous ne sommes pas à l’abri du racisme ou des comportements racistes, et nous sommes loin d’être parfaits.

Le racisme est parmi nous.

Et nous devons continuer de l’éradiquer chaque fois qu’il se manifeste, que ce soit dans la communauté, dans un poste de police, à l’hôtel de ville ou n’importe où ailleurs.

Je suis reconnaissant de vivre dans un pays où nous avons le courage de nommer les choses pour ce qu’elles sont.

Mais ne vous y trompez pas : il est du devoir de chacun d’entre nous d’éradiquer le racisme.

En tant que résidents et citoyens de notre ville, de notre province et de notre pays, il nous incombe individuellement de dénoncer le racisme chaque fois que nous en sommes témoins.

Que la manifestation du racisme semble insignifiante ou importante, nous devons avoir le courage de prendre position et d’affirmer que nous ne tolérerons aucune forme de racisme dans notre ville et dans notre pays.

Cela comprend aussi de se porter à la défense de nos concitoyens d’origine asiatique qui sont exposés à des moqueries racistes et blessantes en raison de la notion absurde qu’ils sont en quelque sorte responsables de la pandémie de COVID-19.

Parce que le racisme ne peut survivre et se propager que s’il a de l’oxygène.

Plus nous refusons de lui donner de l’oxygène, moins il a de place pour respirer et se développer.
Nous devons également continuer à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour bâtir une communauté forte, prospère et inclusive.

Cela comprend le logement et la sécurité alimentaire, des emplois et la sécurité économique.

Nous devons faire tout ce qui est possible pour que tous les résidents d’Ottawa, qu’ils soient ici depuis 50 jours ou 50 ans, sachent que cette ville est leur chez-soi et qu’ils se sentent accueillis et appréciés dans cette maison.

Et même si la pandémie de COVID-19 a rendu ce défi encore plus redoutable, je crois que nous – en tant que ville, province et pays – sommes prêts à relever le défi.

Cela étant dit, je prévois participer à la marche « Pas de paix sans justice » à l’ambassade des États-Unis sur la promenade Sussex avec des membres de la communauté le vendredi 5 juin à 15 h.

Bien que je sois conscient de l’importance de l’événement et encouragé par la positivité entourant ce rassemblement particulier, nous DEVONS nous rappeler que la pandémie de COVID-19 est toujours présente dans notre communauté.

Si nous ne respectons pas les lignes directrices en matière de santé publique, nous pourrions nous retrouver dans la même situation qu’il y a quelques semaines, voire quelques mois.

Donc, pour tous ceux et toutes celles qui ont l’intention de participer à la marche : s’il vous plaît, veuillez porter un masque, garder vos distances et vous laver les mains dès que vous avez l’occasion de le faire.

Le 2 juin, j’ai demandé aux membres du Comité de continuer à travailler ensemble pour démontrer notre volonté collective de renforcer la lutte contre le racisme dans notre ville.

Je suis heureux que cette motion présentée au Comité des finances et du développement économique a été adoptée à l’unanimité.

Celle-ci nous permet d’aller de l’avant avec le plan que nous avons approuvé l’année dernière.

Je suis fier que le conseiller Rawlson King a accepté ma proposition d’assumer le rôle d’agent de liaison pour les initiatives de relations ethnoculturelles et de lutte contre le racisme, sous réserve de l’approbation du Conseil à la réunion du 10 juin.

Les membres du Conseil et le public se souviendront qu’en 2019, le conseiller King avait proposé la création d’un Secrétariat de la lutte contre le racisme à la Ville d’Ottawa, et j’étais fier de travailler avec lui et mes collègues du Conseil pour inclure cette mesure dans le budget de 2020.

Le conseiller King a été approché par de nombreux groupes et particuliers qui souhaitent discuter avec lui des diverses initiatives de lutte contre le racisme de la Ville.
Cette motion reconnaît le conseiller King dans un rôle de leadership officiel au nom du Conseil municipal d’Ottawa, semblable à celui joué par la conseillère Theresa Kavanagh sur les questions d’équité des genres, le conseiller Matt Luloff sur les questions des anciens combattants, et la conseillère Catherine McKenney sur le logement et l’itinérance.

En travaillant ensemble, nous pouvons bâtir une ville plus inclusive.