Une autre année productive et bien remplie s’étant écoulée, le discours sur l’état de la Ville nous donne l’occasion de passer en revue ce que nous avons accompli.

Par ailleurs, le début d’un nouveau mandat du Conseil présente une occasion particulière de regarder devant nous et de reconnaître les défis et les possibilités qui attendent notre ville.

Durant ce mandat, nous travaillerons à plusieurs projets importants : inauguration de la Ligne de la Confédération, lancement des travaux de l’Étape 2, révision du Plan officiel et du Plan directeur des transports de la Ville, stratégie de gestion des déchets solides et examen des limites de quartiers.

Durant les quatre prochaines années, les membres du Conseil auront le privilège de travailler ensemble à la résolution des difficultés et à l’amélioration de la collectivité et de la qualité de vie des résidents.

Mais, avant de commencer, je prends un moment pour reconnaître que nous sommes ici sur le territoire non cédé du peuple algonquin, qui a vécu sur ces terres ancestrales pendant des millénaires.

La relation que nous entretenons avec les communautés algonquines voisines – de Pikwakanagan et de Kitigan Zibi – ainsi qu’avec tous les résidents métis, inuits et des Premières Nations d’Ottawa me tient à cœur.

Je souhaite la bienvenue au chef Kirby Whiteduck de Pikwakanagan, qui se joint à nous aujourd’hui.

J’estime important que nos partenaires autochtones assistent à de tels événements.

Leur présence soutient notre amitié durable mais aussi la volonté de la Ville à faire sa part des efforts de réconciliation de notre pays.

L’an dernier, j’ai éprouvé de la fierté lorsque le Conseil a adopté un Plan d’action et un énoncé de réconciliation répondant aux appels à l’action du rapport de la Commission de vérité et de réconciliation.

À mon avis, c’est le moins que nous puissions faire pour vivre en solidarité avec nos voisins algonquins et commencer à redresser les torts du passé.

Et nous poursuivons cette grande collaboration sur plusieurs plans.

En novembre dernier, nous annoncions que la Ville et Tourisme Ottawa avaient travaillé avec la communauté du chef Whiteduck et Indigenous Sport and Wellness Ontario à la mise sur pied d’initiatives de promotion du mieux-être des Autochtones par le biais du développement du sport, du leadership et de la collectivité.

Dans le cadre de l’accord convenu, Ottawa aura l’honneur d’accueillir les Jeux autochtones d’été de l’Ontario de 2021, de même que les Jeux autochtones des Maîtres de 2021 et de 2023.

Nous en sommes ravis.

En tant qu’hôtes de ces jeux prestigieux, nos résidents auront l’occasion d’en apprendre davantage sur la culture autochtone et de la célébrer.

Nous avons hâte de célébrer la culture autochtone avec les milliers de participants qui viendront à Ottawa pour ces événements.

Comme nous le savons, ces grands événements sont importants pour l’économie d’Ottawa et ils contribuent au maintien de bons emplois dans notre industrie du tourisme.

Il me paraît plutôt injuste de comparer la réussite de notre secteur du tourisme de l’an dernier à celle qu’elle a connue en 2017, année du 150e anniversaire du Canada.

La ville et l’organisme Ottawa 2017 avaient livré un programme d’activités très réussi, qui avait enthousiasmé nos résidents mais aussi les plus de 11 millions de touristes en visite dans la capitale nationale cette année-là.

De fait, l’année 2017 a été tellement bonne que bien des gens nous ont prédit un vilain lendemain de veille touristique pour 2018.

Or, nos partenaires de Tourisme Ottawa sont heureux de rapporter que, en dépit des craintes, la demande hôtelière a augmenté de plus de 4 % par rapport à 2016, ce qui constitue une réalisation importante pour notre secteur du tourisme.

Le même message nous parvient de l’Aéroport d’Ottawa, où le nombre de passagers a augmenté de 5,6 % par rapport à 2017 pour atteindre un nouveau record.

L’importance de cette activité est difficile à ignorer après la publication, la semaine dernière, de l’étude des retombées économiques de Tourisme Ottawa.

Les données publiées indiquent que plus de 43 000 emplois directs et indirects dépendent de la santé du secteur touristique de notre ville.

L’économie touristique d’Ottawa ajoute 1,4 milliard de dollars au PIB, soit plus de 3,8 millions de dollars par jour.

À Tourisme Ottawa, Michael Crockatt et son équipe s’affairent continuellement à promouvoir Ottawa comme destination.

Ils veillent aussi à ce qu’Ottawa continue sur sa lancée en attirant des événements sportifs et des conférences de grande envergure.

La nouvelle taxe hôtelière leur donne maintenant les moyens de livrer une concurrence énergique sur la scène mondiale pour attirer de tels événements.

L’an dernier, nous avons accueilli avec succès des événements comme :

  • les Championnats canadiens d’athlétisme;
  • la Volleyball Nations League de la FIVB à la Place TD; et
  • les Championnats de soccer féminin USports, où l’équipe de l’Université d’Ottawa a remporté la victoire sur son propre terrain.

Pour maintenir la cadence en 2019, Ottawa sera l’hôte de nombreux autres événements excitants, dont :

  • les Championnats canadiens de gymnastique artistique;
  • les Championnats ontariens de basketball pour garçons de moins de 14 ans et filles de moins de 16 ans; et
  • les Championnats universitaires de rugby féminin.

À eux seuls, ces quatre événements attireront à Ottawa 3500 athlètes – auxquels s’ajouteront parents, entraîneurs et arbitres – qui, pour la plupart, séjourneront dans des hôtels et fréquenteront des commerces locaux.

Et les étapes importantes que franchiront nos secteurs du tourisme et de la culture cette année donneront aux touristes d’autres bonnes raisons de visiter Ottawa.

Le Centre national des Arts aura 50 ans cette année et célébrera cet anniversaire en lançant son programme de théâtre autochtone.

La Nouvelle Scène – qui abrite quatre compagnies de théâtre francophone dans ses nouveaux locaux de la rue King Edward – aura quant à elle 20 ans cette année.

Le Bluesfest et le Chamberfest fêteront tous deux leur 25e saison, alors que Musique et Autres Mondes soulignera son 10e anniversaire.

En 2020, le monde entier célébrera le 75e anniversaire de la libération de la Hollande durant la Seconde Guerre mondiale.

On se rappelle que lors de cette période difficile pour les Hollandais, la famille royale des Pays-Bas a trouvé refuge à Ottawa.

La princesse Margriet a d’ailleurs vu le jour en 1943 à l’Hôpital Civic d’Ottawa, dont la maternité a été déclarée extraterritoriale par proclamation fédérale, assurant ainsi la nationalité strictement hollandaise de la nouvelle princesse et préservant son rang dans la succession au trône.

Ces événements sont à l’origine de la relation particulière qui unit le Canada et les Pays-Bas et ils expliquent pourquoi, chaque printemps depuis lors, la Hollande envoie à Ottawa 20 000 tulipes qui s’épanouissent dans notre ville et l’égayent de leurs couleurs.

J’ai écrit au premier ministre Trudeau et à la ministre Freeland pour leur suggérer d’inviter le roi et la reine des Pays-Bas à Ottawa, en 2020, afin que nous puissions célébrer ces événements mémorables comme il se doit.

Sur un autre sujet, vous savez peut-être que l’édifice du Centre de la Colline parlementaire est fermé depuis cette semaine, et ce pendant plus de dix ans, afin de subir d’importantes rénovations.

Ainsi, une génération d’écoliers en visite à Ottawa n’aura pas accès à l’édifice du Parlement.

Mais je ne doute pas que les visiteurs se plairont à découvrir les demeures temporaires de la Chambre des communes dans l’édifice de l’Ouest et de la salle du Sénat dans l’ancienne gare ferroviaire.

Et n’oublions pas les nombreux autres projets municipaux qui ajoutent à Ottawa en tant que destination tout en la rendant plus agréable pour ses résidents.

Le printemps dernier, nous avons ouvert la nouvelle Galerie d’art d’Ottawa, une installation reconnue mondialement qui s’est vite classée comme attraction touristique et a même reçu des éloges du New York Times.

Bien qu’elle n’ait pas été en activité toute l’année, la Galerie est fière d’avoir accueilli 230 000 visiteurs en 2018, soit un nombre record représentant plus du double de ses projections.

Cette donnée me réjouit, mais elle ne m’étonne pas.

La semaine dernière, j’ai assisté à un événement de l’Alliance culturelle d’Ottawa, qui s’occupe activement d’élaborer la prochaine feuille de route culturelle de notre ville.

L’Alliance a profité de l’occasion pour communiquer les résultats d’une récente étude indiquant que 90 % des résidents d’Ottawa-Gatineau assistent et participent aux événements culturels.

En plus de dépasser la moyenne nationale, ce taux de participation nous classe devant sept autres grandes villes canadiennes.

J’estime que c’est de bon augure pour les prochaines années des secteurs des arts et de la culture de notre ville.

Nous voyons un autre signe encourageant dans l’augmentation du nombre de murales dans la ville, reflétant l’enthousiasme de nombreux résidents pour ces œuvres d’art publiques.

L’automne dernier, Sara May, une résidente de l’avenue Stirling à Hintonburg, a fait peindre sur le côté de sa maison un portrait d’Imelda, son bouledogue français de trois ans, posant avec des fleurs.

Après qu’on lui a demandé de cacher le portrait sous une couche de peinture en vertu du règlement municipal, le conseiller Leiper et moi sommes intervenus au Conseil pour sauvegarder la belle murale qui mettait de la vie et de la joie dans le quartier.

Le personnel examinera cette année le Règlement sur les enseignes permanentes sur des propriétés privées, et je leur ai demandé de trouver un moyen simple pour accorder des exemptions lorsqu’il y a lieu.

Ceci encourager ce type d’art civique non commercial qui ajoute de l’attrait et de la vie dans notre ville.

Parmi les autres lieux d’intérêt en croissance de la ville, il y a le parc Lansdowne.

Depuis sa revitalisation, le parc Lansdowne est l’une des principales destinations de la ville et un important moteur économique, sans compter qu’il est source de fierté et lieu de divertissement pour tous.

Aussi, une fois la passerelle Flora ouverte à l’automne 2019, les résidents disposeront de moyens plus nombreux pour se rendre au parc.

Cet ajout intéressant à notre réseau de transport permettra aux piétons et aux cyclistes d’atteindre le parc Lansdowne plus facilement, et il améliorera la connectivité entre les quartiers.

Cette réalisation de 21 millions de dollars est un bel exemple de ce que nous pouvons accomplir lorsque les trois ordres de gouvernement collaborent au financement d’importants projets d’infrastructure.

Je tiens d’ailleurs à remercier la ministre fédérale Catherine McKenna et l’ancien ministre provincial Yasir Naqvi d’avoir permis la réalisation de ce projet emballant, dont le résultat agrémentera la vie des résidents et des visiteurs.

Nous sommes à plusieurs années du but, mais, avec nos partenaires de Bibliothèque et Archives Canada, nous continuons de faire avancer le projet de la future Bibliothèque publique centrale.

Il s’agit d’une initiative importante pour notre collectivité, car la pertinence et le besoin de bibliothèques à Ottawa sont plus grands que jamais.

J’ai appris par le président du conseil de la Bibliothèque publique d’Ottawa Tim Tierney que, seulement l’an dernier, la BPO a enregistré le nombre impressionnant de 4,4 millions de visites en personne.

En novembre, nous avons annoncé que l’équipe renommée formée de Diamond Schmitt Architects et de la firme locale KWC Architects avait été choisie pour concevoir la nouvelle bibliothèque.

Au constat du travail exceptionnel que l’équipe a effectué dans les projets de revitalisation du CNA et du nouvel Édifice du Sénat du Canada, j’ai très hâte de voir l’édifice emblématique qu’elle proposera pour notre future bibliothèque centrale.

Les consultations publiques sur ce grand projet d’aménagement urbain commenceront à la fin de février.

Les détails seront annoncés bientôt, et je vous encourage à venir en grand nombre pour dire aux concepteurs les fonctionnalités que vous souhaitez voir intégrées dans le bâtiment.

Dans le même ordre d’idées, la planification de la nouvelle bibliothèque de Riverside-Sud débutera cette année, et la conseillère Meehan et moi avons hâte à son ouverture, prévue pour 2021.

Grâce à tous ces investissements dans notre ville, la confiance en notre économie continue de croître.

Le printemps dernier, le taux de chômage à Ottawa a atteint ses niveaux les plus bas en 30 ans, s’établissant à 4,2 % en avril.

Depuis avril, nous avons approuvé trois autres projets qui nous aideront à diversifier notre économie et à créer des milliers de nouveaux emplois à Ottawa.

En mai, nous avons approuvé les plans d’agrandissement de Hard Rock visant l’hippodrome Rideau-Carleton, dans le secteur sud.

Ce projet de 320 millions de dollars créera quelque 3100 emplois dans le secteur de la construction et fera passer le nombre d’emplois permanents de 400 à près de 900.

En juillet, c’est avec plaisir que j’ai confirmé l’arrivée dans l’est de la ville de la société Amazon et la construction de son nouveau centre de traitement des commandes sur le chemin Boundary.

Non seulement l’ouverture d’Amazon créera 600 emplois à temps plein à Ottawa, mais la construction de son installation donnera du travail à 1500 résidents.

Amazon créera 600 bons emplois pour nos résidents dans l’est de la ville.

À la réunion de novembre du Conseil d’administration de la CCN, nous avons approuvé un projet de complexe créatif et de studio de tournage de 40 millions de dollars, qui sera construit en face du Sportsplex de Nepean.

Je suis fier d’avoir présenté cette proposition en collaboration avec Bruce Harvey, commissaire cinématographique d’Ottawa, et TriBro Studios, avec l’appui des conseillers Egli, Harder et Cloutier.

Le projet créera environ 500 emplois à temps plein durant la construction et, au cours des premières années d’activité, plus de 500 emplois à temps plein dans les secteurs du cinéma, de la télévision et de l’animation.

Et grâce au leadership de la conseillère Harder, nous ouvrirons bientôt – sur la même propriété de la CCN, qui abrite 16 kilomètres de routes – une piste d’essai de véhicules autonomes sur laquelle nous pourrons mener des tests à l’écart des usagers de la route.

Ce projet appuiera aussi le développement de produits et de technologies d’agriculture de précision, liés aux pratiques agricoles de pointe permettant d’améliorer les rendements et de diminuer l’empreinte environnementale.

Parlant de la CCN, je continue d’espérer que les négociations entre celle-ci et les partenaires qui envisagent de réaménager les plaines LeBreton seront fructueuses et permettront de lancer ce projet qui créerait des milliers d’emplois dans notre ville.

Et avec le déménagement potentiel du centre Canadian Tire au centre-ville, nous devons être conscient – comme l’est le conseiller Gower – du besoin d’aider à combler ce vide.

Je suis content que nous ayons pu aider à créer ces milliers d’emplois bien rémunérés pour les résidents d’Ottawa tout en tenant les comptes de la Ville en ordre.

Nous avons aidé à livrer ces milliers d’emplois pour nos résidents en maintenant une discipline fiscale à l’hôtel de ville.

Vous savez que, depuis que je suis maire, je tiens à ce que le taux de taxation soit faible et à ce que la ville soit abordable pour tous.

J’ai toujours cru que cette discipline fiscale aidait les aînés à revenu fixe, les jeunes couples qui souhaitent acheter une maison et les petites entreprises en butte à la hausse des coûts.

Comme je le dis toujours : Pour aider nos résidents et nos petites entreprises, nous devons faire partie de la solution, pas du problème.

C’est pourquoi, à la dernière élection, j’ai promis d’aider les restaurants – qui mettent tant de vie dans nos quartiers – en réduisant de 50 % les droits de permis de terrasse.

Grâce à cette réduction, les restaurants détenteurs de permis de terrasse économiseront en moyenne 3200 dollars par année.

Et c’est avec plaisir que je présenterai cette proposition dans le cadre du prochain budget, afin de donner un coup de main à des entrepreneurs d’Ottawa qui travaillent dur.

Je me suis aussi engagé à tâcher de réduire les coûts des organisateurs de festivals, qui comptent sur notre aide pour réussir leurs événements.

Ces organisateurs me disent souvent que leurs frais de sécurité et de services policiers augmentent sans cesse.

Voilà pourquoi je me suis engagé à travailler avec le gouvernement provincial et le personnel des services d’urgence de la Ville – qui gère le règlement municipal sur les événements spéciaux – à apporter des changements qui permettront aux organisateurs de faire appel à plus de professionnels de la sécurité publique et à moins d’agents en service rémunéré.

Cela permettrait aux organisateurs d’économiser au chapitre de la sécurité et ainsi d’avoir davantage de fonds à réinvestir dans les artistes et les musiciens.

Nous savons tous que les festivals jouent un grand rôle dans la définition de l’identité culturelle et touristique de notre ville.

Ils soutiennent aussi notre industrie de la musique en croissance, les musiciens, les producteurs et les salles qui peuvent réellement faire d’Ottawa une ville de la musique.

C’est dans cette optique que, l’an dernier – grâce au leadership du conseiller Jeff Leiper – le Conseil a approuvé la toute première Stratégie musicale d’Ottawa, un plan qui cerne des possibilités et cible des investissements visant à favoriser la croissance de ce secteur prometteur.

Et notre enthousiasme collectif pour la musique attire déjà des investissements.

Pensez seulement au plus récent ajout dans la rue Queen, juste à côté de la station Parlement du train léger.

Au cœur du centre-ville, le Queen Street Fare est vite devenu populaire comme carrefour de restauration et lieu de musique où l’on peut assister à des prestations presque chaque soir.

Cet endroit a été le premier à se procurer notre nouveau « permis de stationnement dans les zones de chargement pour les musiciens », qui permet aux musiciens de décharger leurs instruments dans des zones commodes, à proximité du lieu.

Et cela n’est qu’une des transformations à toucher la rue Queen, comme l’écrivait récemment Michael Curran dans l’Ottawa Business Journal.

Je le cite :

« Le CNA et la super-bibliothèque encadreront parfaitement la rue Queen et en feront un couloir plus vivant que jamais.

« Quand on songe aussi au train léger, à de meilleurs édifices, à une offre de divertissements améliorée et aux entreprises technologiques florissantes, comme Klipfolio et Survey Monkey, qui tendent à s’établir au centre-ville, on voit facilement que cette vieille rue jadis fatiguée a maintenant un avenir prometteur. »

Nous savons qu’un secteur culturel et musical prospère est essentiel pour attirer de jeunes talents à Ottawa, qui en compte déjà beaucoup.

Je suis particulièrement fier des jeunes entreprises stimulantes qui émergent des cours Bayview depuis leur ouverture, à la fin de 2016.

Avec l’aide de Michael Tremblay et de son équipe à Investir Ottawa, nous contribuons aux premiers pas et au développement de la prochaine génération d’entrepreneurs locaux.

Vous avez peut-être regardé l’émission Dragons Den à la chaîne CBC il y a quelques semaines, où Corey Ellis et Alida Burke de The Growcer ont conclu un marché de 250 000 dollars avec deux des dragons.

The Growcer – qui s’est doté d’un système de culture de pointe dans un conteneur maritime – est un parfait exemple de réussite locale.

Je salue leurs réalisations continues.

La Ville agit également en favorisant l’innovation de jeunes entreprises locales.

Depuis quelques années déjà, le personnel du développement économique facilite le programme pilote d’innovation, que le conseiller Allan Hubley a lancé pour faire tester de nouveaux produits et technologies par des services de la Ville.

  • La technologie de Key-2-Access pour aider les résidents malvoyants à se déplacer aux carrefours de rues a été testée à une intersection de la rue Elgin l’an dernier. Comme l’expérience a été une réussite, nous lancerons ce printemps un appel d’offres pour l’installation de ce type d’appareil à toutes les intersections de la rue Elgin réaménagée; et
  • Pour sa part, Safety Labs a conçu une technologie des détecteurs qui empêche les résidents atteints de démence de s’égarer. Le foyer de soins de longue durée Peter-D.-Clark  en fera l’essai au cours des prochains mois.

Je suis impatient de connaître les résultats de ces projets pilotes, et j’espère que nous pourrons accepter les nouveaux produits et ainsi contribuer au développement des entreprises locales qui les ont conçus.

Et j’ai l’occasion de constater encore plusieurs de ces réussites en me promenant dans la communauté.

Pas plus tard que l’an dernier, j’ai eu l’occasion de visiter plusieurs entreprises pour apprendre ce qu’elles font et comment elles renforcent notre économie locale.

Mercury Filmworks et Jam Filled Entertainment par exemple, deux studios d’animation très prospères de Nepean qui emploient quelque 500 personnes.

Peu de gens savent que c’est Mercury Filmworks qui anime le personnage dessiné le plus populaire de tous les temps : Mickey Mouse.

Qui eût cru que Mickey Mouse mettrait les pieds – et s’animerait – à Ottawa?

Et une partie de l’enthousiasme et de la croissance de notre secteur de l’animation attire déjà d’autres joueurs à Ottawa.

En décembre, Atomic Cartoons de Vancouver s’est établi à Hintonburg, où il a ouvert un bureau abritant une quinzaine d’animateurs-graphistes et d’esprits créateurs.

Reconnaissant les possibilités de croissance et le bassin de talents qu’offre Ottawa, cette entreprise espère augmenter ses effectifs à 200 employés d’ici peu.

Et le nombre d’emplois est aussi à la hausse dans l’une des industries les plus florissantes de notre ville : la haute technologie.

L’été dernier, la firme de courtage en immobilier commercial CBRE a classé Ottawa au premier rang en Amérique du Nord pour l’élan de son industrie technologique.

Il n’y a qu’à voir les bureaux pleins à craquer de Shopify et de Klipfolio au centre-ville, ou encore l’activité croissante du parc d’affaires de Kanata-Nord – que la conseillère Sudds connaît bien – pour constater que l’économie de la technologie d’Ottawa est en plein essor.

Fidèle à son mot-clic Success Happens Here, la Kanata North Business Association a récemment publié les résultats d’une étude sur les retombées économiques qui mettent en perspective les contributions de ses plus de 500 membres du domaine de la haute technologie.

L’étude révèle que la contribution des 33 000 employés de Kanata-Nord au PIB canadien de l’an dernier s’élève au montant impressionnant de 13 milliards de dollars – une augmentation de 66 % par rapport à 2015 – et ne montre aucun signe d’affaiblissement.

Kanata connaît une telle activité que plusieurs entreprises technologiques se tournent vers le centre-ville pour trouver des espaces de bureaux et attirer des talents de prochaine génération; du jamais vu!

Et cette tendance pourrait s’étendre à l’est, vu l’arrivée du train léger et les taux d’inoccupation dont on prévoit qu’ils baisseront encore en 2019.

Les promoteurs et les gestionnaires immobiliers tel Colonnade Bridgeport estiment que le train léger pourrait faire grimper la demande d’espaces de bureaux dans l’est, où les taux d’inoccupation tendent à être plus élevés et les loyers plus faibles qu’ailleurs.

Et je sais que les conseillers Dudas et Luloff travaillent d’arrache-pied pour assurer que le train léger nous aidera à créer de la prospérité économique à Orléans.

Cela présente des possibilités au gouvernement et aux entreprises qui souhaitent contrôler leurs coûts, de même qu’aux résidents de l’est qui cherchent des emplois plus près de chez eux.

Shawn Hamilton, vice-président principal de CBRE à Ottawa, affirmait récemment qu’il « ne pouvait pas se rappeler une époque où autant de projets se réalisaient simultanément à Ottawa ».

Nous connaissons la force d’Ottawa, mais nous devons veiller à ce que les décideurs de tous les ordres de gouvernement la connaissent aussi.

Voilà pourquoi, le 26 février, je dirigerai une délégation à Toronto, où nous animerons la Journée « Ottawa à Queen’s Park » afin de sensibiliser les ministres et les députés provinciaux.

Avec l’aide de la ministre Lisa MacLeod, des dirigeants des secteurs des affaires, du tourisme, de l’éducation et de la santé d’Ottawa se joindront à moi pour présenter les réalisations de notre ville et revendiquer la poursuite de son succès.

Je suis impatient de rencontrer le premier ministre Ford et les membres de son gouvernement afin de leur faire part, avant le budget provincial, des réussites que connaît Ottawa.

Le Conseil doit s’assurer que les résidents de tous les quartiers de la ville profitent de cette croissance économique remarquable.

On n’oubliera donc pas les secteurs ruraux d’Ottawa ni les emplois importants qu’ils fournissent, et qui contribuent à l’alimentation quotidienne de nos familles.

Comme nous le savons, 80 % du territoire d’Ottawa est constitué de terres rurales et agricoles.

L’an dernier, le conseiller Blais et moi avons rendu visite à Berton Farms – une ferme laitière de Sarsfield – pour constater la modernisation épatante des activités agricoles.

Propriété de la famille Van Munsteren, cette ferme est l’une des 1045 exploitations agricoles que l’on découvre en explorant les secteurs ruraux d’Ottawa; et elle est au cœur de notre économie agricole.

Avec le conseiller Darouze, je me suis rendu aux Carleton Mushroom Farms, à Osgoode.

Il s’agit d’une exploitation impressionnante qui fournit de nombreuses variétés de champignons aux restaurants de notre ville.

Nous avons aussi d’autres types de fermes, comme le parc solaire Mississippi Mills Solar Farm – dans  le quartier du conseiller El-Chantiry – qui joue un rôle déterminant dans la production d’énergie propre et renouvelable destinée au réseau électrique de l’Ontario.

La Ville a reconnu l’importance de notre économie rurale et les possibilités qu’elle présente.

Je suis donc fier d’annoncer que, plus tard cette année, le personnel du service du développement économique présentera une stratégie exhaustive de développement économique rural.

Cette stratégie guidera les efforts que nous déploierons, durant l’actuel mandat du Conseil, pour attirer des emplois dans les villages d’Ottawa.

Étant donné notre croissance démographique continue, nous avons besoin de bons emplois dans tous les coins de la ville.

Quelques semaines avant la fête du Canada, Ottawa franchira le cap du million de résidents.

Nous déterminerons la date exacte d’ici quelques mois, mais je suis déjà enthousiaste à l’idée de planifier l’avenir d’une ville de plus d’un million d’habitants.

Cette étape – ajoutée à l’inauguration du train léger – nous classera dans une autre ligue des villes du monde et améliorera encore notre image auprès des visiteurs.

Et si nous nous projetons un peu plus loin, en 2036, la population de la région de la capitale nationale atteindra 1,8 million d’habitants.

C’était à peu près la population de Vancouver lors d’Expo 86, et celle de Montréal lors d’Expo 67, ce qui indique de meilleures possibilités d’accueillir des événements de grande envergure et d’exceller en tourisme à l’échelle internationale.

Je trouve encourageant que nous posions les fondements d’une telle croissance au moyen d’investissements continus et de marques de confiance à l’égard de notre industrie du tourisme.

En 2018, près de 1000 chambres d’hôtel se sont ajoutées au marché, réparties entre Le Germain (à la Galerie d’art d’Ottawa) et plusieurs autres hôtels établis à l’aéroport et à Kanata.

Pour répondre à la demande croissante, 300 autres chambres devraient être créées en 2019.

Ayant atteint le seuil des cinq millions de passagers en 2018, l’Aéroport international d’Ottawa planifie sa croissance soutenue et investira, au cours des prochaines années, 25 millions de dollars dans la modernisation de son aérogare et de ses comptoirs de vente d’aliments.

Plus tôt cette semaine, on a aussi annoncé qu’un hôtel ALT de 180 chambres sera construit à l’aéroport même et doté d’un lien intérieur avec l’aérogare, au coût de 40 millions de dollars.

L’Aéroport construira aussi une station de train léger intégrée à même l’aérogare.

C’est en partie sur la base de ces investissements que le Conference Board of Canada a récemment prédit que le secteur du tourisme d’Ottawa croîtrait d’environ 2,4 % en 2019, puis d’au moins 2,3 % par année entre 2020 et 2022.

Entre autres facteurs de cette forte tendance à la hausse, le rapport du Conference Board nomme l’ouverture du train léger et son lien à l’Aéroport d’Ottawa.

Et cela ne sera pas le seul avantage économique du train léger, qui représente le projet d’infrastructure le plus important et le plus ambitieux depuis l’ouverture du canal Rideau en 1832.

J’aurais aimé inaugurer la Ligne de la Confédération en 2018, mais j’estime encourageant le progrès dont a récemment fait état le personnel des transports.

Par exemple :

  • les 137 portillons d’accès ont été installés;
  • les 56 distributrices de billets sont prêtes à fonctionner; et
  • plus de 1000 caméras de télévision en circuit fermé ont été branchées et surveillent déjà le réseau.

La construction du train léger fournit des milliers de bons emplois et signale à la population qu’elle a raison investir dans son avenir à Ottawa.

Je suis ravi que nous nous apprêtions à inaugurer la première étape de ce projet transformateur, et la planification déjà en cours de l’Étape 2 me remplit de fierté.

Cette deuxième phase du train léger créera 21 000 années-personnes d’emploi et rapportera à notre ville des avantages économiques de 4,5 milliards de dollars.

Elle consolidera aussi notre réputation parmi les meilleures villes nord-américaines où vivre et investir.

L’Étape 2 du TLR fournira un service ferroviaire fiable et efficace :

• vers l’est, jusqu’à la Place d’Orléans et au chemin Trim;

• vers le sud, jusqu’à l’aéroport et à Riverside-Sud;

• vers l’ouest, jusqu’au Collège Algonquin, à Bayshore, à la promenade Moodie et au nouveau complexe du Ministère de la Défense nationale.

En décembre, le Conseil du Trésor a approuvé l’achat par la Ville de terres fédérales longeant le couloir de l’Étape 2 – des terres nécessaires à la réalisation du projet de construction.

Je suis enchanté d’annoncer que le comité plénier se réunira le 27 février afin d’approuver l’approvisionnement de l’Étape 2 du train léger.

Cela signifie que les travaux du prolongement de la Ligne Trillium débuteront ce printemps, ce qui nous permettra de poursuivre sur notre lancée quant à la Ligne de la Confédération.

Et nous ne nous arrêterons pas là, puisque nous avons déjà jeté les bases du prolongement du réseau vers Kanata-Stittsville et Barrhaven à l’Étape 3 du train léger.

L’étude environnementale pour Kanata-Stittsville est terminée et a été approuvée par le Conseil le printemps dernier.

Ainsi, nous serons prêts à réaliser le couloir ferroviaire vers l’ouest dès que son financement sera assuré.

Aussi, plus tôt cette semaine, le ministre de l’Environnement de l’Ontario Rod Phillips m’a informé qu’il donnait le feu vert à l’étude environnementale pour Barrhaven.

Je suis très satisfait de ce progrès.

Au cours de l’année, la Ville consultera les résidents au sujet des noms à donner aux stations de l’Étape 2 du train léger.

Et, à la demande du Collège Algonquin, nous proposerons que la station Baseline soit renommée station Algonquin.

Cela est tout à fait justifié par la réputation du Collège en tant qu’établissement postsecondaire respecté et par le rôle qu’il joue en qualité de carrefour important dans l’ouest.

Un système de transport en commun de classe mondiale nous est essentiel si nous voulons continuer d’attirer des entreprises internationales et des talents.

Le Conseil que nous formons doit veiller à ce que ces investissements historiques dans le transport en commun bénéficient à tous les résidents, et surtout à ceux qui en ont le plus besoin.

C’est pourquoi, en 2017, nous avons instauré l’EquiPass et l’EquiTarif, des laissez-passer à moitié prix à l’intention des résidents à faible revenu.

L’EquiPass coûte 58 dollars par mois, soit la moitié du prix du laissez-passer de transport en commun pour personne à faible revenu en vigueur à Toronto, qui coûte 116 dollars par mois.

Cela représente environ 700 dollars par année de moins pour nos détenteurs de laissez-passer.

Cette mesure nous permet de bâtir le type de ville que nous voulons tous – une ville qui aide ses résidents dans le besoin à profiter du transport en commun de façon plus abordable.

À la fin de 2018, plus de 11 000 résidents étaient inscrits comme détenteurs admissibles d’EquiPass.

En moyenne, plus de 4000 résidents à faible revenu avaient profité de leur abonnement mensuel à l’EquiPass, soit une augmentation de 25 % par rapport à la moyenne de 2017.

Et cela s’ajoute aux 223 000 déplacements faits en 2018 au moyen du laissez-passer EquiTarif pour passage simple.

Ces données confirment le succès de l’initiative, mais aussi la nécessité du programme dans notre collectivité.

Voulant en faire plus pour nos aînés – qui vivent souvent d’un revenu fixe –, je me suis engagé, lors de la dernière campagne, à étendre au dimanche le populaire service de transport en commun gratuit déjà en vigueur le mercredi.

À mon avis, cette mesure à l’intention des personnes âgées est plus qu’une affaire d’économies.

Elle les encouragera à sortir de chez elles et à briser l’isolement qui touche bien des aînés dans notre communauté.

Malheureusement, de nombreuses personnes âgées se retrouvent aussi sur la liste d’attente municipale pour un logement abordable.

Voilà un domaine dans lequel la Ville doit en faire davantage pour aider ses résidents dans le besoin.

Par bonheur, entre 2018 et 2022, quelque 750 nouvelles unités s’ajouteront à notre offre de logements abordables grâce à des partenariats tant publics que privés.

Mais nous ne pouvons pas nous arrêter là.

Nous devons rechercher d’autres moyens d’aider nos résidents les moins nantis à se trouver un toit.

Grâce au train léger, nous avons maintenant une occasion unique d’installer des logements abordables sur des terrains publics à proximité de stations de transport en commun.

En saisissant cette occasion, nous donnerions un sérieux coup de main aux moins nantis qui ont besoin de logements mais aussi de transport en commun abordables pour pouvoir s’occuper de leurs familles.

Je crois fermement que cela distinguerait Ottawa en tant que ville abordable et réellement bienveillante.

Mis sur pied l’an dernier pour cerner les possibilités d’aménagement de logements abordables, le Groupe de travail en aménagement axé sur le transport en commun de la Ville travaille à produire la liste des sites prioritaires à distance de marche des stations de train léger.

Sous la direction de Steve Willis, le groupe de travail a identifié cinq sites de premier choix à aménager durant l’actuel mandat du Conseil, dont il présentera la liste au Comité et au Conseil au printemps.

En attendant, j’annonce avec plaisir que le premier site auquel on accordera la priorité est le 557, rue Albert, situé entre la station Pimisi du train léger et notre future Bibliothèque centrale aux plaines LeBreton.

J’ai hâte de connaître les détails de ce travail et les façons dont les logements abordables projetés aideront nos résidents dans le besoin.

En plus du logement, nous investirons des sommes considérables dans les routes et l’infrastructure de la ville durant l’actuel mandat du Conseil.

Lors de la dernière campagne, j’ai sonné à plus de 10 000 portes pour entendre ce que les résidents avaient à dire, et je suis certain que tous les membres du Conseil ont entendu les mêmes propos : l’état de nos routes et de notre infrastructure est prioritaire pour une importante majorité de personnes.

La condition de nos routes et de notre infrastructure est une priorité dans plusieurs communautés.

Vu l’objectif fiscal de 3 % appuyé par le Conseil en décembre, nous pourrons investir une somme additionnelle de 9,8 millions de dollars dans des projets de renouvellement de l’infrastructure – routes, trottoirs, sentiers, ponceaux et ponts –, et ce, partout dans la ville.

Nous investirons donc 340 millions de dollars dans les routes et l’infrastructure en 2019, et 1,4 milliard de dollars au total durant ce mandat du Conseil.

À ce rythme, l’écart actuel de financement en matière d’infrastructure sera éliminé en cinq ans plutôt que dix.

Pour avoir entendu leurs préoccupations, je crois que les résidents sont prêts à payer un peu plus pour avoir des routes et une infrastructure meilleures.

J’envisage aussi des investissements pour améliorer la sécurité de nos collectivités.

Vous savez comme moi que nous n’y arriverons que grâce à l’excellent travail des femmes et des hommes qui endossent l’uniforme, que ce soit pour lutter contre les drogues et la violence dans nos rues ou pour porter secours lors de situations d’urgence.

Les premiers intervenants jouent un rôle crucial dans la sécurité de nos enfants et de nos familles.

Il est en quelque sorte malheureux que nous ayons dû être témoins de leur professionnalisme, de leur dévouement et de leur efficacité à plusieurs reprises ces dernières années, alors que notre ville était confrontée à des situations d’urgence.

En septembre, les services de police, de paramédics et d’incendie d’Ottawa ont été appelés sur les lieux dévastés par les tornades qui ont touché Dunrobin, Nepean et Ottawa-Sud.

Plus tôt ce mois-ci, ils ont fait preuve d’héroïsme dans leur intervention lors de l’affreuse collision d’autobus à la station Westboro, où ils ont secouru, aidé et réconforté les victimes d’un accident qui a fait trois morts et 23 blessés et qui nous a tous choqués.

Dans ces situations incroyablement stressantes, nos premiers intervenants ont agi avec sang-froid et détermination.

Avec le soutien de nombreux membres du personnel de la Ville, ils sont toujours prêts à aider notre communauté à traverser les moments éprouvants.

Parce que les épreuves ne vont pas en s’allégeant, nous continuerons d’augmenter les effectifs des services de police et de paramédics durant ce mandat du Conseil; j’y reviendrai dans le discours sur le budget de 2019, la semaine prochaine.

La technologie peut aussi jouer un rôle de premier plan dans la sécurité de nos quartiers; nous l’avons constaté grâce au succès du Programme d’appareils photo reliés aux feux rouges.

À la dernière élection, j’ai promis que 20 autres de ces appareils photo seraient ajoutés aux 54 qui existent déjà pour améliorer la sécurité de nos routes.

Les appareils photo reliés aux feux rouges ont permis de réduire le nombre de collisions latérales de plus de 50 % et le nombre de blessures de 43 %.

J’ajoute avec fierté que les recettes provenant des appareils photo contribuent au financement d’un plus grand nombre de mesures de sécurité routière dans les quartiers de notre ville.

Durant ce mandat du Conseil, nous ferons l’essai de caméras de contrôle de la vitesse dans les zones scolaires dans le but de mettre fin à la conduite dangereuse et de protéger nos enfants.

La Ville a également investi dans des mesures de protection de l’environnement pour les générations futures.

Les travaux du tunnel de stockage des égouts unitaires – principal projet du Plan d’action de la rivière des Outaouais – ont beaucoup avancé.

Le tunnel nord-sud a été terminé l’été dernier, une étape que nous avons célébrée lorsque le tunnelier a émergé près de la rivière, derrière l’édifice de la Cour suprême du Canada.

Le forage du tunnel est-ouest devrait être terminé à l’automne, et l’entrée en service du projet est prévue pour 2020.

Cet important ouvrage réduira considérablement le volume de matières polluantes qui s’introduisent dans la rivière des Outaouais.

Il contribuera à la salubrité de notre eau potable et permettra aux résidents de continuer à profiter de nos plages.

Durant le dernier mandat, nous avons resserré la politique de la Ville sur les bâtiments écologiques afin de réduire nos émissions de gaz à effet de serre et la consommation d’eau.

Nous avons maintenant 27 bâtiments certifiés LEED, et six autres sont en voie de certification.

À l’avenir, tous les nouveaux bâtiments devront être conformes à la norme LEED or dès la phase de conception.

Nous avons investi un million de dollars par année dans des projets d’amélioration énergétique qui sont favorables à l’environnement et qui entraîne des économies.

Nous avons aussi approuvé une nouvelle politique visant les bornes de recharge électrique situées sur des propriétés de la Ville et nous avons converti 36 500 lampadaires de rue à la technologie écoénergétique DEL.

Nous savons tous qu’Ottawa est une ville verte où les parcs et les arbres abondent, mais il y a toujours place à l’amélioration.

Ces quatre dernières années, nos initiatives de plantation d’arbres ont donné de bons résultats et, en collaboration avec Arbre Ottawa, nous avons réussi à contrer une partie des effets dévastateurs de l’agrile du frêne.

Voilà pourquoi, durant la dernière campagne, je me suis engagé à faire planter 500 000 arbres au cours de l’actuel mandat du Conseil.

Cela enrichira notre précieuse forêt urbaine et nous aidera à lutter contre le changement climatique.

Nous commencerons par allouer un plus grand pourcentage d’arbres aux collectivités les plus durement touchées par les tornades de septembre dernier, comme Arlington Woods, Dunrobin et Greenboro, afin de leur redonner une partie des milliers d’arbres détruits par les terribles tempêtes.

Ensuite, je demanderai au personnel de déterminer les parcs en manque d’ombre, afin que les enfants et leurs familles puissent profiter davantage des espaces publics.

Je travaillerai aussi avec le conseiller Moffatt, qui préside le Comité de l’environnement et de la protection climatique, pour faire adopter des règlements municipaux et des amendes parmi les plus sévères au pays en matière de protection des arbres.

Nous demanderons au gouvernement provincial la permission de tripler le montant des amendes, portant l’amende minimale à 3000 dollars et l’amende maximale à 300 000 dollars.

Les promoteurs immobiliers et les résidents entreprenants qui couperont des arbres d’importance ne seront plus pardonnés et ne s’en tireront plus avec une simple tape sur les doigts.

Cette année, nous ferons aussi des pas importants pour que la voix des femmes soit mieux entendue à l’hôtel de ville.

Le 8 mars, Journée internationale des femmes, j’aurai encore une fois le plaisir d’accueillir plus de 300 femmes chefs de file à un déjeuner à l’hôtel de ville.

Le déjeuner de cette année sera une première en ce que je le coanimerai avec la nouvelle agente de liaison du Conseil pour la condition féminine et l’équité des genres.

La conseillère Kavanagh et moi profiterons de l’occasion pour lancer la Stratégie de la Ville en matière de condition féminine et d’équité des genres.

Ce sera aussi une première parce que, dans le cadre de la gouvernance en décembre, le Conseil s’est engagé à assurer la parité hommes-femmes au sein de ses comités et conseils consultatifs.

Je suis heureux d’annoncer que, grâce aux processus de sélection de cette année, nous sommes sur la bonne voie pour livrer une parité 50/50 au sein des comités et conseils dont le recrutement est terminé.

J’ai hâte de travailler avec la conseillère Kavanagh et les nombreuses femmes qui se feront entendre tant par les membres du Conseil que par le personnel municipal.

Nous faisons aussi des progrès constants pour offrir plus de services à nos résidents et familles francophones dans tous les coins de la ville.

L’an dernier, le service des sports et loisirs a conclu un partenariat important avec Retraite en action pour offrir plus de programmes en français aux aînés dans l’ouest de la ville.

Cette année, nos programmes et camps d’été seront offerts en français dans les secteurs ruraux d’Ottawa comme Osgoode et Metcalfe, et je m’en réjouis.

Et pour répondre aux besoins de cette collectivité francophone qui continue de se développer dans l’ouest de la ville, nous ouvrirons la Maison de la Francophonie cet automne.

Grâce au travail acharné du Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario, plusieurs groupes communautaires pourront enfin desservir leur clientèle dans ce carrefour francophone.

Et à l’hôtel de ville, le nombre de plaintes quant aux services en français a encore diminué l’an dernier, passant de 47 en 2017 à 34 en 2018 – une baisse de plus de 27 pour cent.

Enfin, je suis ravi d’annoncer que nous reconnaîtrons cette année les réalisations de personnes distinguées en remettant la clé de la ville :

  • à Maureen McTeer, auteure, avocate et militante;
  • à Patrick Chan, médaillé d’or olympique et patineur artistique décoré, natif d’Ottawa;
  • à Sue Garvey, directrice administrative de Cornerstone Housing for Women;
  • à Dalton McGuinty, le seul Premier Ministre de l’Ontario à représenter Ottawa à l’Assemblée législative; et
  • à Ronald Caza, pionnier de la communauté franco-ontarienne d’Ottawa.

J’espère que vous serez des nôtres pour rendre hommage à ces citoyens exceptionnels, qui ont changé le visage de notre ville.

Je me permets d’ajouter que notre ville évolue et qu’elle devient meilleure.

Je me réjouis que nous ayons devant nous quatre années pour relever les nombreux défis qui nous attendent et améliorer la vie de nos résidents.

Je sais qu’Ottawa est promise à un avenir radieux.

Durant ce mandat, je travaillerai avec tous les membres du Conseil à la poursuite du progrès.

Travaillons tous ensemble à faire d’Ottawa une ville encore meilleure!