Je tiens à remercier sincèrement l’aînée Claudette Commanda de nous avoir encore une fois offert cette belle bénédiction algonquine, qui est devenue une tradition très appréciée au cours de mes dernières années en tant que maire.

J’espère que vos conseils nous aideront une fois de plus au cours de la dernière année de ce mandat du Conseil.

Migwetch, Claudette.

Les ancêtres algonquins de Claudette sont les intendants de ces terres en Ontario et au Québec depuis plus de 6 000 ans – et nous devons reconnaître que nous sommes simplement des locataires de leurs terres.

J’accorde beaucoup d’importance à notre relation avec les communautés algonquines de la région, Pikwakanagan et Kitigan Zibi, ainsi qu’avec tous les membres des Premières Nations et des peuples inuits et métis qui habitent à Ottawa. J’ai hâte de renforcer ces relations au cours de l’année à venir.

Comme vous le savez tous, ceci sera mon dernier discours sur l’état de la ville en tant que maire d’Ottawa.

Et c’est un sentiment doux-amer, car c’est une tradition annuelle à laquelle j’ai pris goût au fil des ans, qui permet de faire le point sur l’année écoulée et de réfléchir aux décisions importantes à venir.

Puisque c’est mon dernier discours, je vous demande de faire preuve d’indulgence, car j’aimerais revenir sur certains des projets que nous avons menés à bien en tant que Ville au cours des trois derniers mandats du Conseil.

Je suis fier de ce que nous avons accompli en travaillant ensemble – ces projets et initiatives n’auraient jamais pu être réalisés sans votre soutien.

Ce qui n’avait été qu’un rêve pendant des décennies est devenu une réalité quand nous avons investi dans les arts et la culture et avons ouvert la nouvelle Galerie d’art d’Ottawa et la Cour des arts remise à neuf.

En partenariat avec Bibliothèque et Archives Canada, nous avons également approuvé le nouveau projet de bibliothèque centrale, une installation carboneutre qui deviendra une destination phare des plaines LeBreton et une attraction importante dans notre ville – avec plus de 1,5 million de visiteurs attendus chaque année.

Je suis extrêmement fier que ce bâtiment emblématique porte le nom anishinabe Adisoke, ou récit, en témoignage de nos efforts de réconciliation avec nos nations hôtes algonquines.

La conception de cette installation a suscité beaucoup d’admiration, et le contrat étant maintenant octroyé, nous allons commencer la construction de notre nouvelle bibliothèque centrale en avril, avec nos partenaires fédéraux et autochtones.

Au cours des dernières années, je crois que nous avons réellement reconnu que nous sommes des locataires vivant sur les terres algonquines et nous nous sommes engagés sur la voie de la réconciliation avec nos partenaires autochtones grâce aux nombreuses mesures concrètes que nous avons prises pour renforcer cette relation.

Dans le cas de notre nouvelle bibliothèque centrale, nous avons engagé un conservateur d’art autochtone qui supervisera la commande de cinq importantes œuvres d’art algonquin pour l’installation. La sélection finale des artistes se fera dans les mois à venir.

Après avoir renommé le pont Prince-de-Galles en l’honneur du chef William Commanda l’an dernier, nous avons une fois de plus consacré des fonds à l’art algonquin et ajouté des possibilités économiques pour les travailleurs algonquins dans le cadre de la DP pour la construction – une première à la Ville d’Ottawa.

Je suis également heureux d’annoncer qu’au cours des derniers mois, nous avons tenu des discussions préliminaires avec la cheffe Jocko et son équipe sur la possibilité d’établir une annexe urbaine à leur réserve à Ottawa, ce qui créerait des occasions de partage économiques et culturelles dans notre ville pour les membres de Pikwakanagan.

Le conseil de bande de la cheffe Jocko a adopté hier une résolution donnant le feu vert au projet, et les Algonquins de Pikwakanagan discutent actuellement avec leurs partenaires en aménagement des emplacements possibles dans la ville d’Ottawa.

Cela s’inscrit dans la foulée de projets de réserve urbaine semblables mis en place à Winnipeg, à Saskatoon et à Vancouver au cours des dernières années.

Au fur et à mesure que cette initiative progresse au cours des mois à venir, le personnel nous tiendra au courant des derniers développements – et j’ai hâte de confirmer l’appui du Conseil à ce projet qui renforce encore plus notre engagement envers les premiers peuples.

Les travaux de transformation du pont Chef-William-Commanda, qui relie Gatineau et Ottawa, en un sentier polyvalent pour la marche, le vélo et le ski de fond ont commencé.

Je suis heureux de dire que ce grand projet – qui comprend un nouveau tablier de bois étayé sur les rails de la voie ferrée existante, ainsi qu’un nouveau garde-corps et un nouvel éclairage depuis la station Bayview jusqu’à Gatineau – ouvrira au public à l’automne 2022.

Nous avons investi pour relier les communautés et construit de nombreux ponts et passerelles importants pour aider nos résidents à redécouvrir nos magnifiques voies navigables, la plupart de ces ponts et passerelles étant réservés aux piétons et aux cyclistes.

  • Le pont Max-Keeping
  • La passerelle Adàwe
  • La passerelle Jackie-Holzman
  • La passerelle Flora
  • La passerelle Juno Beach
  • Le pont commémoratif de Vimy et
  • Le pont de la rivière Rideau à l’Université Carleton, qui sera réalisé dans le cadre de l’Étape 2 du TLR.

Depuis 2010, nous avons considérablement agrandi notre réseau cyclable, et ces investissements – y compris ceux que nous réaliserons en 2022 – totalisent plus de 202 millions de dollars en infrastructure cyclable autonome.

Cela s’ajoute aux nombreux projets de rue complète et de réfection des routes qui ont également amélioré le transport actif dans notre ville pendant cette période.

En 2010, il y avait 672 kilomètres d’infrastructure cyclable dans toute notre ville.

D’ici la fin de cette année, il y en aura 1 065, ce qui représente une augmentation de 58 % de notre réseau cyclable au cours de ces 12 années.

Par conséquent, la Share the Road Coalition a renouvelé l’année dernière le Prix or de la collectivité véloconviviale d’Ottawa pour une période de trois ans – et nous demeurons l’une des trois seules villes de l’Ontario à avoir reçu cette distinction.

Nous avons investi dans notre communauté francophone en supervisant l’ouverture du tout nouveau théâtre La Nouvelle Scène sur l’avenue King Edward et de la Maison de la Francophonie, qui dessert la communauté francophone en pleine croissance de l’ouest de la ville.

Je suis heureux que nous soutenions l’expansion de l’installation du MIFO à Orléans, qui offre d’importants services et programmes à des centaines de familles francophones de l’est de la ville depuis plus de quatre décennies.

En 2016, nous avons accueilli de nouveaux résidents dans notre communauté lorsque nous avons ouvert nos portes et notre cœur à environ 4 000 réfugiés syriens qui fuyaient la guerre et la violence dans leur pays d’origine.

Je n’oublierai jamais la fierté que j’ai ressentie lorsque j’ai vu des centaines de résidents d’Ottawa venir à l’hôtel de ville pour apprendre comment aider nos nouveaux voisins à trouver un foyer au Canada en parrainant leur arrivée à titre privé.

Nous avons également décidé de nous attaquer aux problèmes systémiques qui créent des obstacles pour les femmes et les personnes racialisées vivant dans notre communauté.

Nous avons maintenant une agente de liaison du Conseil pour la condition féminine et l’équité des genres, ainsi qu’un agent de liaison du Conseil pour les initiatives de relations ethnoculturelles et de lutte contre le racisme.

Nous avons créé le Secrétariat de la lutte contre le racisme, qui travaille actuellement avec les membres de la communauté pour élaborer la première Stratégie de lutte contre le racisme de la Ville, qui sera présentée au Conseil en juin de cette année.

Je sais que nous avons beaucoup de travail à faire pour éliminer le racisme dans notre ville, mais je suis convaincu que la mise en place d’un plan solide et évaluable comprenant des livrables clairs et les résultats attendus nous aidera à résoudre les problèmes de racisme systémique dans les années à venir.

Et cet important travail ne se limite pas au Secrétariat de la lutte contre le racisme. En effet, on constate des signes de progrès au sein de nombreuses autres directions générales.

Par exemple, dans le domaine du financement culturel, nous avons augmenté le Fonds de l’équité et de l’inclusion dans les arts, qui est passé de 337 000 $ en 2020 à 459 000 $ en 2021, soit une hausse de 36 %.

Dans le cadre du programme de micro-subventions de ce fonds, nous avons distribué 60 000 $ à 30 artistes et projets d’art provenant de communautés autochtones et de communautés en quête d’équité – et la plupart de ces bénéficiaires étaient de nouveaux candidats aux programmes de financement culturel de la Ville.

Je crois que ce sont ces mesures concrètes mises en œuvre au sein de tous les services de la Ville qui nous aideront à réellement changer les choses.

Nous avons investi dans notre environnement en prenant des décisions audacieuses dès le début, par exemple en éliminant des milliers de trajets d’autobus de nos rues grâce à notre réseau de TLR électrique, en réduisant nos émissions de GES et en faisant en sorte que les générations futures puissent respirer de l’air propre dans notre ville.

L’achat de nos quatre premiers autobus électriques, qui était l’une de mes promesses électorales en 2018, lance la transition du reste de la flotte vers des autobus à zéro émission.

Ces quatre autobus seront bientôt utilisés pour certains trajets sur des dizaines de circuits dans toute la ville et à différents moments de la semaine, notamment pendant les heures de pointe et les fins de semaine.

Cette année, OC Transpo achètera 74 autres autobus électriques qui entreront en service l’an prochain, et d’ici 2027, 450 autobus électriques devraient servir les usagers du transport en commun.

Notre plan ambitieux prévoit la conversion de l’ensemble de la flotte diesel en autobus à zéro émission d’ici 2036.

Nous avons aussi beaucoup investi dans le Plan d’action de la rivière des Outaouais, et grâce à la mise en service du tunnel de stockage des égouts unitaires l’an dernier, nous évitons maintenant les débordements fréquents d’eaux usées dans la rivière des Outaouais, nous assurons la propreté de notre eau pour la faune, et nos plages sont ouvertes plus souvent.

Nous avons investi dans notre économie et dans des emplois locaux en créant Investir Ottawa en 2012, puis nous avons donné à l’agence de développement économique un tout nouvel emplacement au Centre d’innovation des cours Bayview en 2017.

Selon une récente étude sur les retombées économiques, entre 2012 et 2020, l’équipe d’Investir Ottawa a joué un rôle essentiel en attirant des investissements étrangers et directs de plus d’un milliard de dollars à Ottawa, ainsi qu’en facilitant la création de plus de 11 000 emplois bien rémunérés dans notre ville.

Au cours des dernières années, Investir Ottawa a joué un rôle déterminant dans la création de la Zone X.O et de la ferme intelligente de Nepean, des initiatives qui font d’Ottawa un chef de file dans la technologie des véhicules autonomes et l’agriculture de précision, qui sera nécessaire pour nourrir la population planétaire croissante au cours des prochaines décennies.

Pendant la pandémie, Investir Ottawa a opéré un virage afin d’exécuter le programme Digital Main Street, visant à assurer la pérennité des entreprises, dans le cadre duquel l’équipe a aidé plus de 1 700 propriétaires d’entreprises locales à accroître leur présence en ligne et à demeurer à flot pendant les confinements.

Je sais que l’équipe d’Investir Ottawa jouera un rôle essentiel pour aider les entreprises et les entreprises en démarrage à continuer de croître à mesure que nous nous remettons de la pandémie.

Avant la pandémie, nos secteurs du tourisme et de l’accueil avaient connu une croissance impressionnante, grâce à certaines initiatives clés que nous avions menées à bien.

Il suffit de penser à l’enthousiasme qu’Ottawa 2017 a suscité dans notre communauté et à l’impressionnant programme d’événements sur un an que nous avons mis en œuvre dans toute la ville pour souligner le 150e anniversaire du Canada.

Je n’oublierai jamais l’émerveillement que j’ai vu dans les yeux des enfants comme des grands-parents, alors que des centaines de milliers de spectateurs descendaient au centre-ville d’Ottawa pour apercevoir Long Ma le dragon et Kumo l’araignée qui se pourchassaient dans nos rues.

Entre La Machine, la Coupe Grey, la Classique 100 de la LNH, les prix JUNO, le Red Bull Crashed Ice et les centaines d’autres événements spéciaux, nous avons établi des records en ce qui a trait au nombre de visiteurs, à l’occupation des hôtels et au trafic aéroportuaire.

Et bien que nous ayons craint un vilain lendemain de veille touristique dans les années suivantes, cela ne s’est pas concrétisé, et la dynamique s’est maintenue jusqu’au début de la pandémie.

En collaboration avec nos partenaires touristiques, nous avons été la première municipalité de l’Ontario à mettre en place la taxe municipale sur l’hébergement en 2018.

Cette nouvelle source de revenus a rapidement fourni à Tourisme Ottawa une injection importante de liquidités pour poursuivre son excellent travail de marketing et de développement de notre ville en une destination de classe mondiale.

Et je tiens à remercier nos partenaires de Tourisme Ottawa pour les efforts incroyables qu’ils ont déployés tout au long de la pandémie pour promouvoir les pistes cyclables d’Ottawa, sa beauté naturelle ainsi que les nombreuses expériences passionnantes à vivre en partant à la découverte de nos villages ruraux.

Au fil des ans, nos investissements municipaux dans les espaces publics de la ville ont aidé Tourisme Ottawa à attirer des événements d’envergure dans la capitale nationale.

Le parc Lansdowne n’était rien de plus qu’un terrain de stationnement entouré d’infrastructures en ruines avant que nous le revitalisions pour en faire un véritable lieu de vie avec de nouvelles équipes sportives, des magasins et des restaurants, sans parler des vastes espaces verts, des arbres, des jardins et même d’un verger de pommiers.

Aujourd’hui, nous avons les 67 qui jouent au hockey, le Rouge et Noir qui joue au football, l’Atletico qui joue au soccer et les BlackJacks qui jouent au basket-ball à la Place TD, offrant presque à l’année des divertissements de classe mondiale à des milliers d’amateurs de sport.

Nous avons également organisé des événements formidables comme la coupe Grey, la Classique 100 de la LNH, la coupe Davis, le Brier, les Championnats canadiens de patinage artistique et les Championnats de la Volleyball Nations League – équipes masculines, pour n’en nommer que quelques-uns.

Lansdowne est un joyau de la couronne d’Ottawa – et c’est en grande partie grâce aux superbes bâtiments patrimoniaux que nous avons conservés sur ce site et que nous avons remis à la disposition du public.

Le pavillon Aberdeen et l’Édifice de l’horticulture sont devenus des lieux très populaires pour organiser des événements spéciaux.

Et je suis fier de dire que nous mettons à la disposition de nos partenaires sans but lucratif ces lieux et autres installations de qualité comme le Centre des arts Shenkman et les Théâtres Meridian à Centrepointe à 50 % du coût régulier dans le but de soutenir la reprise dans les secteurs des festivals, de la culture et de la musique.

Le pavillon Aberdeen est une structure unique en son genre qui date de 1898, lorsqu’il a été construit pour accueillir l’Exposition du Canada central.

Au cours des années suivantes, il a également servi de point de rencontre pour les soldats qui s’en allaient au combat pendant la guerre des Boers et la Première Guerre mondiale – mais aussi de patinoire sur laquelle les premiers Sénateurs d’Ottawa ont remporté la coupe Stanley en 1904.

Ce bâtiment a tout vu – et il demeure aujourd’hui le seul bâtiment non supporté de ce type en Amérique du Nord.

Malheureusement, après des décennies de négligence durant la seconde moitié du 20e siècle, le pavillon Aberdeen avait été abandonné et envahi par des milliers de pigeons avant d’être condamné à être démoli.

Heureusement, le 2 juillet 1992, le Conseil a voté pour inverser cette décision et investir les fonds nécessaires pour sauver le bâtiment et lui redonner sa splendeur d’antan.

Cet été, nous allons travailler avec l’Association de l’Exposition du Canada central pour souligner le 30e anniversaire de cette journée importante du 2 juillet. Pour l’occasion, j’ai demandé au personnel de la Ville de travailler avec les anciens organisateurs de l’Ex afin de mettre sur pied une exposition à l’ancienne à Lansdowne.

Je sais que cela rappellera de beaux souvenirs aux nombreux résidents qui aimaient bien l’Ex et en créera probablement de nouveaux pour ceux qui n’étaient pas là à l’époque.

Malheureusement, certaines des installations de Lansdowne ne sont plus conformes aux exigences modernes en matière d’organisation d’événements, comme l’aréna, qui date de 1967 et ne respecte plus les normes environnementales ou d’accessibilité.

Le personnel de la Ville travaille actuellement avec nos partenaires de l’OSEG sur un plan qui comprendra la réfection de l’aréna ainsi que l’ajout de logements abordables.

Au fil des ans, nous avons eu l’honneur de voir quelques-uns des nôtres en action à Lansdowne, dont certains ont remporté un grand succès, comme l’étoile du tennis Gaby Dabrowski et Vanessa Gilles, qui a remporté une médaille d’or au soccer féminin lors des Jeux olympiques l’été dernier.

Vanessa a semblé très flattée et ravie que le parc municipal où elle a appris à jouer au soccer soit rebaptisé en son honneur lors d’une cérémonie qui s’est déroulée en décembre dernier à Pineview.

Nos nombreux parcs partout dans la ville offrent non seulement des possibilités d’apprentissage aux enfants, mais aussi une escapade à longueur d’année pour les familles et les résidents.

Et je suis fier des investissements que nous avons faits ensemble pour accroître ces occasions de faire de l’activité physique, de respirer de l’air pur et d’améliorer la qualité de vie.

Depuis 2010, nous avons créé 166 nouveaux parcs partout dans la ville, dont 11 nouveaux parcs cette année – et c’est quelque chose dont nous devrions tous être fiers.

Nous avons également ouvert des installations récréatives régionales importantes dans toute la ville – comme le Centre récréatif François-Dupuis à Cumberland, le Complexe récréatif Richcraft à Kanata-Nord, le Centre récréatif Minto à Barrhaven et le nouvel aréna du Complexe récréatif CardelRec à Stittsville, pour n’en nommer que quelques-unes.

Au-delà des installations régionales, nous avons également ouvert et amélioré des installations dans de nombreux quartiers, notamment :

l’agrandissement de Centrepointe;

le remplacement de la piste de l’Installation d’athlétisme Terry-Fox;

l’agrandissement du Centre communautaire Overbrook;

le pavillon Jules-Morin;

le Richcraft Sensplex Est;

l’agrandissement du Centre récréatif Dovercourt;

les rénovations du Centre des loisirs de Kanata;

l’agrandissement du Centre communautaire de Constance Bay;

l’agrandissement du pavillon Bayshore;

la patinoire couverte du parc Canterbury;

et l’agrandissement de l’aréna et de la salle communautaire de Manotick.

Plus tard cette année, nous allons rouvrir le centre communautaire de Beacon Hill-Nord à la suite de son agrandissement et des rénovations. Le centre profitera grandement aux jeunes à risque de ce quartier.

Je pense qu’il y a beaucoup de réalisations dont nous pouvons être fiers en tant que ville et en tant que communauté – et je crois que c’est aussi notre rôle, en tant que représentants élus, de vanter notre ville plutôt que de la dénigrer.

Lorsque nous vantons la ville, nous renforçons la ville.

Nous avons l’un des plus hauts taux de vaccination au pays.

La qualité de vie des résidents d’Ottawa est très élevée, car nous vivons dans une ville magnifique, verte et agréable dotée de centaines de parcs et de vastes réseaux de sentiers pédestres et cyclables le long de belles voies navigables.

La compassion et la générosité de nos résidents sont sans égales.

Je suis d’accord pour dire que nous devrions tous adopter une approche critique face aux rapports législatifs et aux propositions qui nous sont présentés – nous avons du pain sur la planche.

Mais nous avons aussi le devoir de reconnaître les bonnes choses qui font d’Ottawa l’une des meilleures villes au monde où vivre.

Nos résidents aiment leur ville et ils en sont fiers; j’en suis témoin chaque jour quand je suis sur place dans la communauté.

J’espère que dans les années à venir, nous pourrons retrouver un équilibre et apprécier de manière plus objective à quel point cette ville est extraordinaire par rapport à d’autres.

Même si je suis très fier de ce que nous avons accompli ensemble au cours des 12 dernières années, nous ne pouvons passer sous silence les difficultés et les défis que nous avons rencontrés – et ceux qui perdurent.

Bien que le rendement de notre TLR soit d’environ 99 % depuis sa remise en service le 12 novembre, nos usagers du transport en commun ont dû être très patients à la suite de plusieurs problèmes qui ont frappé le réseau depuis son lancement en 2019.

Je reconnais que cela a été une source d’anxiété et de déception pour de nombreux usagers qui comptent sur le TLR pour aller au travail, à l’école ou même à des rendez-vous médicaux.

Cela dit, j’ai été réconforté d’entendre nos experts en sécurité de TRA dire, lors d’une réunion de la Commission du transport en commun, qu’ils pensaient que c’était un excellent réseau qui avait besoin d’un plan d’inspection et d’entretien plus rigoureux.

Mais je peux vous assurer que nous continuerons de maintenir la pression sur RTM et Alstom au cours des prochains mois.

La crise à laquelle font face nos résidents sans abri est un autre défi continu dans notre communauté.

Malgré les augmentations historiques du soutien et des investissements dans le logement abordable par tous les ordres de gouvernement, le nombre de résidents vivant sans adresse fixe dans tout le pays n’a fait qu’augmenter en raison de la pandémie.

Je suis fier que nous ayons fait des investissements historiques de plus de 60 millions de dollars au cours de ce mandat du Conseil afin de construire de nouveaux logements abordables et en milieu de soutien pour nos résidents dans le besoin.

Cela s’ajoute bien sûr aux contributions globales de la Ville aux soutiens en matière de logement et d’itinérance, qui totaliseront 119 millions de dollars en 2022.

L’année dernière, nous avons commencé à accueillir des anciens combattants sans abri ou à risque de devenir sans abri dans une nouvelle installation appelée la Maison des anciens combattants, située à Wateridge Village, anciennement la BFC Rockcliffe.

Créée par l’Initiative multiconfessionnelle sur l’habitation, la Maison des anciens combattants fournit des logements en milieu de soutien à ces anciens combattants dans le besoin.

La résidence dispose de tous les équipements nécessaires pour les aider à établir un mode de vie stable, notamment une cuisine commune et des barbecues extérieurs, une salle de conditionnement physique intérieure et un parc à chiens pour l’entraînement des chiens d’assistance.

L’initiative a connu un franc succès, et la Maison des anciens combattants a l’intention d’offrir des installations semblables dans d’autres villes canadiennes.

Nous réalisons continuellement des progrès, et grâce à notre Plan financier à long terme pour le logement et à nos contributions de 15 millions de dollars par année, nous pourrons construire jusqu’à 500 logements abordables chaque année, honorant ainsi les engagements que nous avons pris dans le cadre de notre Plan décennal de logement et de lutte contre l’itinérance.

Notre personnel des Finances prépare également un rapport en vue de la mise en place d’un impôt sur les logements vacants, qui devrait permettre de recueillir environ six millions de dollars par année à investir dans le logement abordable.

Sur les 1 700 logements de la ville à divers stades d’aménagement, 232 logements en milieu de soutien et 229 logements abordables seront terminés en 2022.

Et nous devons garder à l’esprit que la pauvreté et l’itinérance ne sont pas seulement des problèmes de centre-ville.

Il y a des résidents dans le besoin dans toute la ville, et nous devons les joindre là où ils ont besoin de notre aide.

C’est pourquoi les 232 logements en milieu de soutien qui seront achevés cette année se trouvent un peu partout dans la ville, et comprennent des ensembles sur l’avenue Carling en partenariat avec la John Howard Society, ainsi que des logements sur le chemin Merivale et le chemin Castlefrank construits avec les Bergers de l’espoir.

Ces logements sortiront 232 personnes de l’itinérance chronique et leur donneront un foyer, ainsi que le soutien dont elles ont besoin pour commencer à reconstruire leur vie.

Plus tôt en janvier, les Services du logement ont émis une autre DP afin de trouver un partenaire pour construire au moins 40 logements abordables sur des terrains excédentaires de la Ville, près du chemin Ogilvie et du croissant Jasmine.

Grâce à un investissement municipal de cinq millions de dollars nous allons livrer de nouveaux logements abordables ainsi qu’un tout nouvel espace pour le Centre de secours alimentaire de Gloucester pour les résidents de cette communauté.

Cependant, malgré ces progrès, à la fin de 2021, plus de 12 000 résidents dans le besoin étaient encore inscrits sur la liste d’attente centralisée de la Ville pour obtenir un logement à loyer indexé sur le revenu. Nous devons donc continuer à investir de plus en plus chaque année pour régler cette crise continue.

Toutefois, le plus grand défi de notre époque demeure le changement climatique, qui menace l’existence même de la vie humaine sur cette planète et qui a des répercussions très locales ici, à Ottawa.

En 2018, nous avons dû intervenir face aux tornades qui ont dévasté plusieurs communautés.

En 2017 et 2019, nous avons dû faire face à des inondations importantes qui ont touché des centaines de résidents vivant le long de nos cours d’eau.

Mais au travers de tout cela, les membres de notre communauté se sont rassemblés pour aider ceux qui en avaient besoin.

Pendant l’inondation de 2019, en plus des femmes et des hommes des Forces armées canadiennes, 15 000 bénévoles se sont présentés pour installer des sacs de sable et aider à protéger des maisons le long de la rivière des Outaouais.

À la suite des tornades qui ont touché de nombreux quartiers, l’équipe de hockey des Warriors de West Carleton a recueilli au départ 4 000 $ pour aider les personnes touchées.

Mais ils ont augmenté leurs dons d’une manière extraordinaire après avoir reçu 100 000 $ de la part de la Coupe des bonnes actions Chevrolet en reconnaissance de leurs efforts visant à aider leur communauté.

Imaginez des enfants de 11 et 12 ans faisant preuve de ce genre de générosité pour aider leurs voisins à reprendre pied après un événement traumatisant.

C’est le genre de geste qui incarne l’esprit de cette communauté : des voisins qui s’entraident.

Et nous avons vu cette générosité de la part de résidents d’Ottawa qui ont aidé d’autres personnes dans des endroits éloignés aussi.

Après les feux de forêt dévastateurs de Fort McMurray en 2016, Chris Phillips a pris les devants et a réuni notre communauté pour organiser une collecte de fonds à Lansdowne, laquelle a permis de recueillir plus de 128 000 $ pour les personnes en détresse en Alberta – à pratiquement 4 000 kilomètres d’ici.

Au fil des ans, la compassion et la générosité des Ottaviens m’ont constamment impressionné et inspiré aussi à titre de maire de cette ville exceptionnelle.

Tout au long de la pandémie – qui est sans aucun doute la pire crise sanitaire de l’histoire récente – nous avons été témoins de milliers de gestes de résidents et de propriétaires d’entreprises voulant aider leurs voisins dans le besoin.

Sous la supervision du rabbin Kravet et du rabbin Rotenberg, un petit groupe de bénévoles a travaillé sans relâche dans la synagogue d’Ottawa pour concocter une soupe poulet et nouilles kasher – ou pénicilline juive, comme ils l’appellent affectueusement – pour l’apporter à ceux qui avaient besoin de réconfort.

L’équipe est convaincue qu’un bol de soupe au poulet comporte une sorte de qualité curative – et c’est vrai qu’habituellement ce bol de soupe peut vous aider à vous sentir mieux quand vous avez le moral à zéro ou que vous êtes malade.

Ils ont récemment aidé un couple qui avait contracté la COVID et qui était confiné en isolement à la maison, alors que le mari souffrait déjà d’un cancer.

Comme leur fille était partie en vacances, elle a demandé au Ottawa Kosher Soup Registry de livrer de la soupe au poulet réconfortante à ses parents.

Il y a seulement deux semaines, Lorna Forbes a contracté la COVID. Elle s’est retrouvée bloquée à la maison et se sentait faible.

Lorna est une cliente habituelle d’Ogilvie Pizza sur le chemin de Montréal. Quand le propriétaire Hani Soueid a appris qu’elle était bien malade, il lui a envoyé bien plus que la boisson gazeuse qu’elle avait commandée par téléphone.

C’était la même semaine où des individus avaient saccagé son commerce, mais Hani a mis de côté ses propres problèmes et a envoyé son chauffeur porter à Lorna un colis réconfort comprenant toutes sortes de médicaments pour soigner le rhume.

Lorna a finalement dû aller à l’hôpital parce que ses symptômes ont empiré, mais Hani a continué de l’appeler tous les jours pour prendre de ses nouvelles jusqu’à ce qu’elle aille mieux.

Quand le mot est passé au sujet de la bonne action de Hani, des dons ont commencé à affluer de partout au pays.

Et bien sûr, Hani a décidé de redonner au suivant et a fini par offrir entre 50 et 75 pizzas à des clients.

Pour ajouter à cette histoire réconfortante, quand David Baker, le propriétaire de European Glass and Paint, a entendu parler de la bonté de Hani et du saccage qu’il y avait eu dans la pizzeria, il a décidé d’intervenir et de remplacer la porte brisée sans frais.

J’aime vraiment beaucoup la philosophie de David à propos des gestes de générosité :

« Vous savez, je me suis dit que c’était la semaine de la bonté le mois prochain – et si un geste de bonté en attire un autre, c’est comme un effet de dominos. Si chacun posait un geste de bienveillance pour quelqu’un d’autre dans cette ville – aussi extraordinaire soit-elle – ce serait encore plus extraordinaire. »

Pendant la spectaculaire tempête de neige du 17 janvier, Clayton McGuire, âgé de huit ans, est venu à la rescousse de son voisin très âgé quand il s’est aperçu qu’il était tombé dans un épais tas de neige, qu’il en était presque recouvert, qu’il était blessé et incapable de se relever.

Clayton et ses parents ont appelé au 9-1-1 et ont attendu avec le monsieur – le réchauffant avec des couvertures et un chocolat chaud jusqu’à ce que les paramédics arrivent sur les lieux et prennent la relève.

Et ces gestes de bonté dans notre communauté sont arrivés aussi d’en dehors d’Ottawa.

L’acteur canadien Ryan Reynolds, qui a passé une partie de son enfance à Vanier, a certainement montré sa générosité et son attachement à notre ville maintes et maintes fois.

Au début de la pandémie, lui et sa femme Blake Lively ont fait un don généreux à la Banque alimentaire d’Ottawa en sachant que de nombreuses familles de notre communauté dépendent de ses services essentiels.

Dans un tweet, Ryan a dit : « J’ai vécu à Ottawa (à Vanier). Cette ville occupe une place spéciale dans mon cœur. Je suis très heureux de faire un don à votre remarquable banque alimentaire. »

Puis ils ont continué en offrant du financement au Centre de détresse d’Ottawa et la région.

Ryan a également convenu de passer un peu de temps avec les Interview Dudes d’Ottawa, Jack, Ben et Nathan, trois amis de 11 ans qui interviewent des gens intéressants ayant des emplois intéressants dans le cadre de leurs balados.

Ben a déclaré que c’était l’un des meilleurs épisodes jusqu’à maintenant!

Et dans un petit moment d’humour à la suite du Superbowl l’an dernier, Ryan Reynolds a encaissé le coup prétendant qu’en fait il était Bruce, le stagiaire fictif de SPO qui avait oublié d’insérer le bon nom et le bon logo de l’équipe gagnante dans la parodie d’un tweet de félicitations.

C’est clair qu’Ottawa occupe une place spéciale dans le cœur de Ryan – et en son honneur, je présenterai un avis de motion plus tard aujourd’hui pour qu’une rue soit nommée à son nom.

La voie Ryan-Reynolds sera située dans un nouveau lotissement nommé Cassette, adjacent à Avalon, au coin du chemin de la Mer-Bleue et du boulevard Brian-Coburn dans l’est, et je souhaite remercier Caivan Communities qui a accepté ce nom de rue dans le cadre de son nouvel aménagement.

Quand nous avons lancé cette idée avec Ryan, il a dit :

« Je suis très enthousiaste, flatté et honoré. Je suis même un peu ému. Pour moi, ça vaut tout l’or du monde. Merci en mon nom et au nom de toute ma famille! »

J’espère que je pourrai compter sur votre appui en vue d’honorer Ryan et de souligner son soutien constant et ses contributions à notre communauté tout au long de la pandémie.

La COVID-19 a eu des répercussions sur tous les aspects de notre vie quotidienne et sur ce que nous considérions comme normal avant mars 2020.

La pandémie a exercé une énorme pression sur nos premiers répondants, qui ont dû faire face à une augmentation des demandes de service, ce qui s’est répercuté sur leur bien-être – et c’est vrai aussi pour nos agents du Service de police d’Ottawa.

Je sais que la sécurité publique est une préoccupation de premier plan pour la plupart des résidents, qui veulent avoir des rues et des quartiers sûrs pour que leurs enfants et leurs familles puissent en profiter.

Mais au cours des dernières années, nous avons été témoins d’une augmentation de la violence armée et des activités des bandes de rues qui ont créé des défis et provoqué de l’anxiété dans de nombreux quartiers partout dans la ville.

De nombreux conseillers ainsi que des milliers de membres inquiets du public ont réclamé une présence policière accrue – et c’est pourquoi j’ai appuyé l’augmentation de trois pour cent du budget que nous avions prévue initialement pour SPO dans le cadre des Orientations budgétaires en juillet.

Je crois que ces préoccupations de sécurité publique sont encore très présentes dans l’esprit de ces résidents – et il nous faudra un certain temps pour comprendre si la réorientation de ces fonds de SPO a été une bonne chose pour l’amélioration de nos communautés.

Une autre conséquence de la COVID-19 qui perdure dans notre communauté est l’effet disproportionné qu’elle a eu sur la vitalité de notre centre-ville, où tant d’entreprises et de restaurants ont perdu des dizaines de milliers de clients réguliers du jour au lendemain.

C’est un moment difficile pour les entreprises partout – mais tout particulièrement pour nos propriétaires d’entreprises au centre-ville, où les panneaux « À louer » sont plus visibles que jamais.

Grâce à un partenariat innovant entre les Services des finances et les Services de développement économique, la Ville a effectué une surveillance de la santé et de la reprise de notre centre-ville en utilisant la consommation d’eau à titre d’indicateur –le personnel croit que nous sommes la seule ville à le faire au Canada.

Pour 2021, cette donnée révèle une légère augmentation de 14 à 19 pour cent des activités des propriétés commerciales par rapport à 2020, mais une augmentation de seulement trois pour cent pour les propriétés fédérales – nous avons donc beaucoup de chemin à faire avant de revenir à la normale.

Cela dit, d’autres indicateurs sont source d’optimisme – comme la baisse du taux d’inoccupation des bureaux à l’échelle de la ville de plus d’un point de pourcentage durant le dernier trimestre de 2021, passant de 9,7 pour cent au troisième trimestre à 8,6 pour cent au quatrième.

Avec un taux d’inoccupation de 9,9 pour cent pour le centre-ville seulement, Ottawa maintient le troisième taux d’inoccupation le plus faible en Amérique du Nord, après Vancouver et Toronto.

Malgré l’incertitude persistante et les épreuves que nous avons endurées au cours des deux dernières années, notre ville est parvenue à poursuivre sa croissance et à progresser.

Grâce aux efforts impressionnants de Santé publique Ottawa et de notre Service paramédic, la Ville a mené une campagne de vaccination massive qui a placé notre communauté parmi les plus vaccinées au pays.

En collaborant avec nos nombreux partenaires des soins de santé, notre Centre des opérations d’urgence a transformé un grand nombre d’installations municipales en centres de vaccination qui ont fourni jusqu’à présent 2,2 millions de doses de vaccin pour protéger nos résidents contre la maladie et l’hospitalisation en raison de la
COVID-19.

Le Centre des opérations d’urgence a été réactivé début décembre et travaille sans relâche pour fournir les importantes doses de rappel qui nous protégeront contre la hausse des cas due à Omicron.

Durant les premiers jours de la campagne de vaccination, nos paramédics ont administré plus de 53 000 doses à nos aînés dans les foyers de soins de longue durée.

Tout au long de la pandémie, notre équipe municipale a innové rapidement et continué de servir les résidents et de réaliser les priorités stratégiques visant à faire avancer notre ville.

Les Services sociaux et communautaires, ainsi que notre Groupe de travail sur les besoins humains, ont joué un rôle clé pour aider nos résidents dans le besoin durant la pandémie.

Au printemps dernier, ils ont répondu à l’appel et offert des services de garde d’enfant d’urgence à 736 enfants de travailleurs de première ligne.

Ils ont également fourni du soutien et des services d’hébergement temporaire 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 à plus de 1 000 ménages dans le besoin partout dans la ville.

Ils ont établi de multiples centres de répit et centres de distanciation physique pour éviter le surpeuplement et réduire la propagation de la COVID-19 dans nos refuges pour sans-abri.

Le programme Avenir jeunesse de 2021 a tout de même pu avoir lieu, et la Ville a finalement offert des stages rémunérés dans sept directions générales à 51 jeunes marginalisés.

Tout au long de la pandémie, la Direction des loisirs inclusifs a continué d’offrir des programmes thérapeutiques et de réadaptation des plus nécessaires aux résidents ayant un handicap physique ou une déficience intellectuelle, 60 à 80 participants étant présents tous les jours malgré la COVID-19.

Cette année, en réponse à un besoin grandissant de soutiens en santé mentale dans le marché By et aux alentours, la Ville offrira 435 000 dollars pour élaborer et mettre en oeuvre un projet pilote innovateur dirigé par Ottawa Inner City Health avec des partenaires comme l’Association canadienne pour la santé mentale.

Je sais que la communauté d’affaires du marché a demandé davantage d’assistance pour régler ces enjeux constants de santé mentale qui touchent leurs entreprises et leurs moyens de subsistance, et je suis convaincu qu’il s’agit là d’une étape dans la bonne direction.

Notre équipe des Travaux publics n’a pas perdu un seul instant non plus.

Les dépôts de déchets dangereux ont permis de ramasser et de réacheminer 548 tonnes de substances nocives des sites d’enfouissement, soit une augmentation de 10 pour cent par rapport à 2020.

Dans le cadre de la première phase de la stratégie de stationnement pour vélos, les Services du stationnement ont installé 121 supports pour vélos offrant 305 espaces en 2021 pour que nos cyclistes puissent avoir accès à du stationnement commode et sécuritaire partout dans la ville. Environ 150 supports supplémentaires seront déployés en 2022.

Après un projet pilote réussi et l’installation de huit caméras de contrôle automatisé de la vitesse dans des zones scolaires où la vitesse était élevée, l’équipe responsable de la sécurité routière et de la mobilité déploiera 15 autres caméras cette année dans des endroits précis – pour un total de 23 caméras.

Non seulement ces caméras sont efficaces pour réduire la vitesse des véhicules dans ces zones où les enfants d’âge scolaire sont nombreux, mais elles permettent aussi de recueillir des fonds importants que le Conseil peut réinvestir dans des initiatives de sécurité routière.

En 2022, ces investissements totaliseront 44,3 millions de dollars, une hausse importante par rapport aux 37,1 millions de dollars investis en 2021, dont 7,2 millions de dollars ont été financés par les caméras de contrôle automatisé de la vitesse.

Au cours des mois à venir, des appareils photo reliés aux feux rouges seront installés à 10 nouveaux emplacements, et les recettes seront aussi réinvesties dans des initiatives de sécurité routière.

Les équipes des Services de la planification et des Services du Code du bâtiment ont également travaillé très fort pendant toute la pandémie.

Alors que la pandémie gagnait du terrain en 2020, le nombre de permis de construire délivrés cette année-là a augmenté de trois pour cent.

L’an dernier, la Ville a délivré 11 436 permis de construire – le nombre le plus élevé jamais atteint – pour une augmentation supplémentaire de 14 pour cent, ce qui démontre que nos équipes n’ont jamais arrêté de servir le public et de répondre à la demande constante pour un plus grand nombre d’options de logements dans notre ville.

Nous avons également constaté une augmentation de 30 pour cent du nombre de demandes d’aménagement présentées l’an dernier, un bon indicateur que le secteur de la construction continuera d’être assez occupé dans les années à venir.

De plus, l’équipe a assuré tous ces services tout en veillant à l’adoption du nouveau Plan officiel de la Ville, lequel comprend des politiques sur le changement climatique qui orienteront notre croissance durable pour les 25 prochaines années.

La Ville a joué un rôle clé dans le soutien de notre communauté des affaires au plus fort de la pandémie, en travaillant aux côtés de nos partenaires pour mettre en œuvre des initiatives comme les campagnes d’achat local ou l’annulation des frais de terrasse et les fermetures de rues qui ont créé davantage de places payantes pour les restaurants.

Nous avons mis en place une sous-catégorie d’impôt foncier pour les petites entreprises qui donnera à 10 000 propriétaires de petites entreprises une réduction d’impôt de 15 pour cent, introduite progressivement sur deux ans à compter de 2022.

Le Bureau central des activités a appuyé le secteur de la production cinématographique et télévisuelle et a délivré, en 2021, 15 % de plus de permis de tournage que l’année précédente – et je sais que nous avons tous vu de nombreux lieux de tournage excitants apparaître dans tous les coins de la ville.

En 2022, nous poursuivrons cette importante collaboration, en commençant par notre deuxième table ronde sur la reprise économique le mois prochain, qui rassemblera de nombreux chefs d’entreprise pour échanger des idées et des pratiques exemplaires visant à soutenir notre reprise collective au cours des prochains mois et des prochaines années.

Nous continuerons aussi de travailler avec les institutions culturelles nationales et les festivals, ainsi que nos partenaires en tourisme, culture et musique pour offrir un programme percutant d’expositions et d’événements sous la bannière de l’Année du tourisme culturel dans la capitale nationale.

Je suis convaincu que cet effort coordonné nous aidera à faire sensation et à convaincre les visiteurs de choisir Ottawa comme leur destination cette année.

Les Services de développement économique travailleront aussi avec le Réseau des festivals d’Ottawa pour déployer un nouvel outil de bénévolat afin d’appuyer leur reprise pendant la saison des festivals.

L’an dernier, le Réseau des festivals d’Ottawa a fêté son 25e anniversaire – mais en raison de la pandémie, ils n’ont pas pu célébrer cette étape marquante, ce qu’ils espèrent faire ce printemps.

Nous avons mis en place le comité pour planifier les célébrations du 200e anniversaire du marché By, une célébration de notre quartier commercial historique et de notre marché de producteurs agricoles qui, je l’espère, aura lieu dans des circonstances plus normales en 2027.

Au cours des dernières années, nous avons également reconnu l’importance de notre économie rurale.

Comme vous le savez, 82 pour cent du territoire d’Ottawa est constitué de terres rurales et agricoles – et il abrite 1 045 fermes que vous pouvez découvrir en explorant nos superbes secteurs ruraux.

Je suis fier du fait qu’en 2021, notre Bureau des affaires rurales ait fourni plus de 175 000 dollars à 25 organismes mettant en œuvre des projets de développement économique et communautaire dans nos communautés rurales.

Cela comprend un renouveau de l’engagement de financement de la Ville à l’égard de la Ferme intelligente, où de multiples partenaires agricoles collaborent à des recherches importantes en vue de réduire les émissions de GES de l’agriculture et d’augmenter les rendements agricoles.

En 2022, nous investirons également 44,1 millions de dollars dans nos routes rurales, un montant record qui aidera nos résidents à arriver en toute sécurité aux endroits où ils ont besoin de se rendre – comme à l’école et au travail.

Les Services d’infrastructure ont également continué de réaliser des projets d’aménagement urbain importants pour nos résidents.

Nous avons achevé la rénovation de l’aréna Lois-Kemp à Blackburn Hamlet – avec l’ajout de nouveaux vestiaires, de salles de toilettes universelles et de gradins accessibles qui en feront un carrefour communautaire bien plus inclusif.

Nous avons achevé le prolongement de la promenade Campeau, un nouveau lien important qui relie les communautés et les entreprises dans Kanata.

Nous avons également inauguré les nouvelles installations cyclables de la rue Bay, qui constituent un important lien bidirectionnel entre les pistes cyclables de l’avenue Laurier et celles du pont du Portage.

Cette année, nous terminerons la revitalisation du chemin de Montréal et sa transformation en rue complète dotée d’une infrastructure cyclable – ce qui donnera aux résidents et aux propriétaires d’entreprise à Vanier une impulsion des plus nécessaires.

Nous entreprendrons aussi les travaux de réfection des couloirs des rues Albert et Slater.

Une fois terminées, ces deux rues seront également dotées de pistes cyclables.

Nous entamerons également les travaux visant l’aménagement d’une installation à double sens le long de la promenade du Colonel-By, laquelle reliera les pistes cyclables de l’avenue Mackenzie au sentier du canal Rideau de la CCN à la hauteur de l’avenue Daly.

Cette voie cyclable a été définie comme un lien manquant pendant depuis un certain temps.

Et nous pouvons voir notre plus grand projet de construction municipale jamais entrepris – l’Étape 2 du TLR – prendre forme pour mieux servir nos résidents dans toute la ville.

Les progrès sont évidents le long de l’autoroute 174 dans l’est, où l’installation de la voie ferrée entre la station Blair et la station Trim sera terminée cette année.

Dans l’ouest, la construction de toutes les stations restantes commencera – notamment les stations Moodie, Bayshore, Iris, Kichi Sibi et Westboro – et les équipes amorceront l’installation des rails le long du prolongement.

Sur le prolongement de la Ligne Trillium vers le sud, les équipes termineront la construction des 13 stations ainsi que de la nouvelle gare de triage de Walkley – et nous recevrons la totalité des nouveaux trains Stadler FLIRT, que nous continuerons de mettre à l’essai le long du couloir.

OC Transpo met en œuvre également d’autres initiatives exaltantes cette année pour rendre l’utilisation du transport en commun plus simple et plus accessible pour les résidents.

Lors de la première moitié de 2022, les usagers de Para Transpo commenceront à utiliser une série complète de services en ligne qui leur permettront de réserver et d’annuler des trajets, de recevoir des rappels de trajets à venir, et de voir à quelle heure leur trajet est prévu – ainsi que des alertes quelques minutes avant que le minibus ou le taxi arrive.

Le personnel travaille également avec un fournisseur à l’installation de lecteurs de cartes intelligentes dans tous les autobus et taxis de Para Transpo afin que les clients puissent utiliser leur carte Presto pour payer leur passage.

En mars, OC Transpo commencera à émettre jusqu’à 2 000 laissez-passer hebdomadaires et mensuels aux clients des refuges d’urgence, afin qu’ils puissent se déplacer partout en ville alors qu’ils explorent des possibilités de reprendre le dessus.

Au cours de l’année, les lecteurs verts de cartes à puce de tous les autobus et de toutes les stations de l’O-Train seront remplacés par une nouvelle technologie qui permettra aux clients de payer le tarif adulte avec leur carte de crédit, en plus d’utiliser les cartes Presto.

À mesure que la pandémie s’estompera, je crois que ces mesures nous aideront à attirer de nouveaux usagers et à accroître l’achalandage dans notre réseau de transport en commun.

Nous devons accroître l’achalandage et augmenter les recettes du transport en commun de manière à continuer d’équilibrer le budget de la Ville.

Je suis plutôt fier du fait que nous avons présenté 12 budgets équilibrés tout en respectant les engagements de plafonnement de l’imposition que j’avais pris auprès des résidents.

Je crois que les résidents autant que les propriétaires d’entreprises ont bénéficié au fil des ans d’un plafonnement qui leur a procuré de la stabilité et de la prévisibilité pour la planification de leurs propres finances.

J’invite certainement tous ceux qui se présenteront aux prochaines élections, puis notre futur Conseil municipal à adopter à l’avenir une approche fiscalement responsable similaire.

Nous ne devons pas oublier que des milliers de résidents dans notre ville vivent malheureusement d’un chèque de paie à l’autre et qu’ils ont besoin de cette stabilité et de cette prévisibilité.

Lors du discours sur l’état de la Ville deux ans plus tôt, j’ai annoncé que je donnerais la clé de la Ville à un certain nombre de Canadiens et Canadiennes émérites qui ont eu un effet sur notre ville et son image sur la scène nationale et internationale.

Je sais que les récipiendaires avaient hâte de vivre la cérémonie de remise de la clé de la Ville, que nous avons dû annuler en raison de la COVID-19 – mais j’espère que 2022 sera finalement l’année où nous pourrons les accueillir à l’hôtel de ville.

À titre de rappel, les récipiendaires sont :

  • la golfeuse accomplie et couronnée trois fois athlète féminine de l’année par la Presse canadienne: Brooke Henderson;
  • l’ancienne gouverneure générale, journaliste accomplie et ambassadrice de la Francophonie dans le monde entier : Michaëlle Jean;
  • le commentateur sportif à TSN et fier diplômé en journalisme de l’Université Carleton : James Duthie;
  • et enfin, et ce n’est pas le moins important, l’Ottawa Citizen, une organisation qui couvre l’actualité dans la capitale nationale depuis 175 ans – la plus ancienne entreprise locale encore en activité à Ottawa.

Cette année, en reconnaissance de ses efforts exceptionnels et de son leadership remarquable, je remettrai la clé de la Ville à la Dre Vera Etches, notre médecin-chef en santé publique, qui est la cheffe formidable d’une équipe tout aussi formidable depuis le début de la COVID-19.

Elle a su inspirer le contrôle, la confiance et le calme à nos résidents lors des jours les plus sombres de la pandémie – et grâce à ses efforts, Ottawa a été un chef de file de la lutte contre la COVID-19.

Comme la Dre Etches n’aurait pu offrir une intervention aussi professionnelle et coordonnée sans l’aide d’autres personnes, je remettrai aussi la clé de la Ville à toute l’équipe de Santé publique Ottawa – qui a joué un rôle essentiel depuis le début.

Alors que nous entamons cette troisième année de pandémie, j’encourage tous nos résidents à garder espoir, à continuer d’écouter les directives de la santé publique et à se faire vacciner – ce qui est vraiment notre moyen de nous en sortir.

J’aimerais remercier nos remarquables employés municipaux pour leur travail durant cette dernière année particulièrement difficile.

Des conducteurs de chasse-neige à nos infirmières de santé publique, et de nos pompiers à tous ceux qui prêtent main-forte à nos petites entreprises – ainsi que notre équipe de la haute direction pour leur engagement à aider nos résidents jour après jour.

Comme je l’ai mentionné dans mon annonce du 10 décembre, je suis impatient de vivre ces derniers mois dans le cadre de mes fonctions – et je continuerai de donner le meilleur de moi-même à notre ville et à nos résidents.

J’ai hâte de continuer l’important travail que nous effectuons ensemble pendant cette période, alors que nous servons nos résidents et que nous planifions l’avenir de notre ville.